Plus de 150 jeunes participent au Parlement étudiant du Québec

Boris Chassagne | 5 janvier 2026 | 09:48
Charles-Henri Labrosse. (Photo de Charles-Antoine Bédard)

Près de 150 jeunes des quatre coins du Québec participent jusqu’au 6 janvier à la 39e édition du Parlement étudiant du Québec (PEQ).

En raison de rénovations majeures qui affectent le salon Bleu et le salon Rouge de l’Assemblée nationale du Québec, les jeunes parlementaires se sont installés à l’Hôtel Château Laurier de Québec. Ils ont notamment pour charge de présenter six projets de loi, deux budgets et des projets de livre, autour des questions de l’habitation, des ressources naturelles, et de la justice.

Divisés en deux caucus, ils jouent tour à tour, le rôle de gouvernement et de l’opposition officielle. Un caucus des journalistes est aussi chargé de produire, chaque jour, de nombreux reportages. Près de 2 000 jeunes, de 18 à 25 ans, s’y sont engagés au cours des 30 dernières années.

Un prof de musique joue le rôle

Charles-Henri Labrosse, qui est professeur de musique dans une école secondaire de Lévis, participe au Parlement étudiant du Québec (PEQ) pour la 3e fois en autant d’années. 

Après avoir été élu président de l’Association étudiante en musique à l’Université Laval et évolué dans un environnement où l’implication syndicale est valorisée, Charles-Henri Labrosse aime être le porte-étendard d’une communauté. « C’est par là que je me suis introduit à ça. Représenter les étudiants ou les membres d’une circonscription, ça me parle beaucoup », précise M. Labrosse. Ces jeunes parlementaires s’isolent pendant des jours pour participer au PEQ. Ils vont même sacrifier une partie de leurs vacances des fêtes pour y être. « On vient jouer notre personnage pendant cinq jours et on revient à notre vie normale par la suite. »

Vivre toute la complexité de la vie politique

Les jeunes parlementaires apprennent au fil de leur parcours, à assumer des rôles souvent complexes. Et le PEQ guide ces jeunes parlementaires tout au long de cette simulation. « On a une collaboration de l’Assemblée nationale par rapport à tout ce qui relève du procédural, et du lexique. On veut évidemment que la simulation soit la plus réaliste possible. On a eu la chance de vivre les commissions. On a des lobbyistes qui viennent nous voir, pour les projets de loi », précise Charles-Henri Labrosse. Et à la fin de la journée, les discussions entre parlementaires ne s’arrêtent pas là. « On est beaucoup dans les retours de ce qui s’est passé. On est dans l’aspect plus stratégique. »

Alors qu’est-ce qu’il tire de cette expérience et de ces simulations politiques. Charles-Henri Labrosse répond qu’il a « eu la chance d’être critique d’un livre blanc en éducation. Je profite de mon expérience dans le domaine de l’enseignement. Ce qui est formidable avec le PEQ, c’est qu’on vit une expérience qui est parlementaire, mais également la dynamique de politique de parti. Et on a également le caucus des journalistes qui vient ajouter une touche de complexité à tout ça. Le PEQ, c’est un concentré de la vie politique », note M. Labrosse. 

De la musique à la politique ?

Est-ce que tout ça lui a donné la piqûre de la politique ? La question devait inévitablement lui être posée. « Tout le monde ici est politisé. De là à dire que je me présenterai dans le futur, la réflexion n’est pas là. Ça me donne une expérience de la vie parlementaire. » 

Reviendra-t-il l’an prochain ? Charles-Henri nous sort une phrase politiquement tournée: « je suis en réflexion. Je ne pourrais pas vous le dire actuellement. »