39 syndicats préhospitaliers du Québec entament de nouveaux moyens de pression

Louis-Philippe Harnois-Arel | 8 janvier 2026 | 11:20
(Crédit photo : CSN)

À 8 h ce matin, les sirènes des ambulances ont retenti durant une minute, partout au Québec, marquant le déploiement de moyens de pression supplémentaires des paramédicaux sur le terrain.

En négociation les 6 et 7 janvier, le comité de négociation des paramédicaux a reçu une réponse gouvernementale décevante au dépôt global qu’il lui avait présenté à la fin décembre 2025. Malgré les compromis proposés par les syndicats, le gouvernement maintient la majorité de ses demandes de recul aux conventions collectives, notamment celles ayant trait à la rémunération, que le gouvernement souhaite voir diminuer de près de 10 %.

Trois ans après l’échéance des conventions collectives, les paramédicaux déplorent un manque de sérieux du gouvernement et enclenchent immédiatement de nouveaux moyens de pression dans les milieux de travail.

« Malheureusement, on ne sent pas le moindre sentiment d’urgence du côté de la partie patronale. Nous avons fait un grand pas vers un règlement avec notre dépôt global de décembre dernier. Il n’y a pas de scénario dans lequel nos membres accepteraient une baisse de leur salaire au lieu de se voir offrir une rémunération à leur juste valeur. Le gouvernement doit en prendre acte. Ce dont le secteur préhospitalier a besoin c’est un juste salaire pour les paramédicaux et une reconnaissance de leur surcharge de travail, ce qui les encouragera à faire carrière dans le réseau et atténuera les problèmes de pénurie de main-d’œuvre », déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon.