Le gouvernement Carney hausse le crédit pour la TPS de 25 %

Boris Chassagne | 26 janvier 2026 | 11:13
Le premier ministre Mark Carney prend la parole à la Citadelle de Québec, le jeudi 22 janvier 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

Le premier ministre Mark Carney annonce une hausse de 25 % du crédit pour la TPS afin d’aider les consommateurs à faible revenu à faire face au coût élevé des produits d’épicerie partout au pays.

Le gouvernement instaure la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, anciennement appelée le crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS). Cette prestation sera accrue de 25 % pendant cinq ans à compter de juillet 2026. De plus, le gouvernement offre un versement unique équivalant à une augmentation de 50 % cette année.

Ensemble, ces mesures signifient qu’une famille de quatre personnes recevra jusqu’à 1 890 $ cette année, et environ 1 400 $ par an pendant les quatre années suivantes; une personne seule recevra jusqu’à 950 $ cette année, et environ 700 $ par an pendant les quatre années suivantes. La nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels procurera une aide supplémentaire considérable à plus de 12 millions de Canadiens et de Canadiennes.

M. Carney a fait cette annonce dans une épicerie d’Ottawa, alors que les députés reprennent leurs travaux à la Chambre des communes lundi après la pause hivernale. Le premier ministre affirme que le coût des produits essentiels est « trop élevé depuis trop longtemps » et que de nombreux Canadiens subissent des pressions financières quotidiennes.

Par ailleurs, afin d’alléger les pressions que connaissent actuellement les banques alimentaires, le gouvernement du Canada injecte 20 millions de dollars dans le Fonds des infrastructures alimentaires locales. Cette mesure permet d’aider les banques alimentaires et les autres organisations locales, régionales et nationales à offrir plus d’aliments nutritifs aux familles dans le besoin.

M. Carney attribue ces prix élevés aux répercussions de la pandémie sur l’économie, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement causées par la guerre commerciale mondiale menée par le président américain Donald Trump et à d’autres facteurs, comme les changements climatiques.