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Robert Rousseau quitte la direction du Cégep, la tête pleine des beaux souvenirs
(Photo: Cégep de Thetford) Le directeur du Cégep de Thetford, Robert Rousseau, a annoncé hier qu’il allait quitter ses fonctions l’été prochain pour prendre sa retraite. M. Rousseau aura passé 12 ans aux commandes de cette institution de la Chaudière-Appalaches. Il va, par son départ, marquer la fin d’un parcours de 34 ans passés au Cégep, d’abord comme enseignant en génie électrique, puis comme directeur adjoint aux programmes et aux affaires étudiantes et comme directeur des études.
On se sent comment après avoir pris une décision comme celle-là ? On se sent mieux quand la décision est dévoilée publiquement. « Ça me permet de revenir à mes dossiers et à ma routine et au Cégep, de se déployer et de lancer un concours pour me remplacer ».
Je trouvais que j’avais donné ce que j’avais à donner. – Robert Rousseau
De quitter son poste, prendre sa retraite, est-ce une décision qui a été difficile à prendre ? « Après 34 années et 13 ans comme directeur, je trouvais que j’avais donné ce que j’avais à donner. Si je voulais faire autre chose, autant au plan personnel que professionnel, c’est un bon moment pour le faire. Il faut savoir quand partir, le timing était aussi bon pour le Cégep qui va devoir l’an prochain mettre à jour son plan stratégique pour les cinq prochaines années. Ça fait plus de sens que la personne qui va travailler à l’élaboration de ce plan, soit directeur ou directrice générale à ce moment-là », affirme M. Brousseau.
Je persiste à penser que le métier d’enseignant est le plus beau métier au monde. – Robert Rousseau
Quand il regarde dans le rétroviseur, même s’il est peut-être encore un peu tôt (les choses seront plus claires peut-être cet été, quand il aura du recul), qu’est-ce qui aura marqué sa carrière au Cégep ? M. Brousseau nous dit d’emblée qu’il a doré enseigner. « Je persiste à penser que le métier d’enseignant est le plus beau métier au monde ». Pour le reste, il donne aussi le crédit à ses collègues. « J’ai peu ou pas de réalisations que j’ai fait seul. C’est toujours un travail d’équipe ».
Le Complexe Sportif Desjardins, inauguré à l’automne 2025, figure en tête de liste de ses plus belles réalisations. Un projet qui a été cogité pendant des années, se remémore, M. Rousseau. « On a réussi à beaucoup améliorer nos infrastructures. »

Ma plus grande fierté est de voir que tout un milieu s’est mobilisé pour faire en sorte que Thetford n’est pas un cégep de 500 étudiants, mais un cégep qui est en santé, et qui a les moyens de ses ambitions pour les années à venir. – M. Rousseau
Passer de 500 à 1400 étudiants
Près de 1400 étudiants fréquentent actuellement le Cégep de Thetford. « On a été recruter pas mal d’étudiants dans le sport d’élite ». Le Centre d’études collégiales -Campus de Lotbinière a aussi été un élément de réussite important. « En plus de générer des étudiants pour l’établissement, on a aussi amené l’enseignement supérieur dans cette région là. Une valeur ajoutée pour une région entière ». Puis le Cégep a aussi été recruter à l’international, plus d’une centaine d’étudiants. « De voir des étudiants internationaux dans un cégep, c’est un plus pour le milieu de vie, et dans les programmes d’études. Le Cégep de Thetford a aussi été le premier à lancer l’apprentissage en milieu de travail ». Cette demande avait été formulée à l’époque par le premier ministre du Québec Philippe Couillard. « De rapprocher les écoles des industries. C’est un peu ce qu’on a fait avec le programme de Technique du génie du plastique, où on a intégré la présence d’industries en plein cœur de la formation. Ma plus grande fierté est de voir que tout un milieu s’est mobilisé pour faire en sorte que Thetford n’est pas un cégep de 500 étudiants, mais un cégep qui est en santé, et qui a les moyens de ses ambitions pour les années à venir », ajoute le directeur sortant, Robert Brousseau.
L’archéologie dans les cartons
M. Brousseau se prépare tout doucement à céder les rênes. Il a encore quelques mois devant lui. Compte-t-il couper les ponts complètement ou rester impliqué dans la vie académique du Cégep ? M. Brousseau affirme n’avoir aucune intention de jouer à la belle-mère. « Il faut laisser la place aux gens qui nous succèdent, leur donner l’opportunité de tracer leur propre voie ». Ce sera une retraite active, dit-il. « Je veux certainement me trouver autre chose ». Il songe même à retourner aux études, qui sait, voire même en archéologie! « Je suis devenu cadre très jeune, mais est-ce que j’ai fait le tour de la profession d’enseignant ? Ça reste à définir. Ce qui est clair, c’est que je veux toucher à plusieurs choses, c’est dans ma nature. Mais, il faudra bien laisser du temps pour des choses plus personnelles, de conclure Robert Rousseau.
Chose certaine, il faut commencer par arrêter, pour dévoiler de quoi la suite sera faite.