L’Association Restauration Québec et Restaurants Canada demandent au ministre Roberge de revenir sur sa décision

Boris Chassagne | 2 février 2026 | 08:57
Rue Saint-Paul & Rue Saint-Vincent dans le Vieux-Montréal section of Montreal. (Photo: Deposit)

L’Association Restauration Québec et Restaurants Canada, ajoutent leurs voix au flot de critiques dirigées envers le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés du gouvernement du Québec.

Les deux associations déplorent que le secteur de la restauration ne soit pas vu comme en étant stratégique par le ministre de l’Immigration de la Francisation et de l’Intégration du Québec, Jean-François Roberge. L’ARQ et Restaurants Canada qui représentent des milliers d’établissements au Québec, réclament comme d’autres secteurs de l’économie qu’on accorde une clause grand-père à leurs travailleurs temporaires. Le secteur de la restauration au Québec qui génère 23 milliards de dollars par année.

« Nos membres employant des travailleurs étrangers temporaires sont à bout de souffle devant la quasi-absence de solutions pour garder leurs précieux travailleurs. Ils ne voient plus la lumière au bout du tunnel, alors qu’ils avaient réussi à trouver un équilibre en investissant des milliers de dollars afin de pourvoir des postes qu’aucun locaux ne voulaient occuper. Ce qu’ils comprennent, c’est que leurs entreprises, qui fournissent pourtant de l’emploi à de nombreux travailleurs d’ici également, n’est pas importante pour Québec, a souligné Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ.

« Les récents changements aux règles d’immigration du Québec nuisent aux restaurateurs et ne reflètent pas la réalité de notre secteur, ce qui aura un impact économique assuré. Les travailleurs étrangers sont déjà bien établis autant dans nos brigades que dans nos communautés et l’incertitude crée chez eux par le gouvernement mets un poids immense sur leurs épaules et sur celles de nos restaurateurs qui ont investi de manière significative dans la formation, l’intégration et le soutien de ceux qui en retour, ont investi leurs compétences et leur temps au service de notre économie. En refusant d’appliquer une clause de droit acquis à ceux qui ont tout laissé derrière eux pour venir travailler au Québec, c’est à tout un pan de notre économie que le ministre tourne le dos », a mentionné Marie-Pier Richard, vice-présidente Québec, Restaurants Canada.