Rapport Gallant : la SAAQ s’excuse et s’engage à regagner la confiance des citoyens

Boris Chassagne | 17 février 2026 | 08:37
La SAAQ a assuré qu'elle «collaborera pleinement» avec le gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations du juge Gallant. Photo prise à Montréal le jeudi 2 octobre 2025. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov)

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) présente « ses sincères excuses » pour les échecs survenus pendant sa transition numérique et dit s’engager dans une restructuration « majeure » visant à « regagner la confiance des citoyens ».

La SAAQ a fait cette sortie dans la foulée de la publication, lundi, du rapport du juge Denis Gallant, qui a présidé pendant près d’un an la commission d’enquête publique sur le fiasco SAAQclic. Dans son volumineux rapport de 586 pages, le juge Gallant a entre autres conclu que la SAAQ a « sciemment menti » aux autorités de l’État en leur remettant des informations « trompeuses », « fallacieuses » et « hypocritement rassurantes » dans le but de « dissimuler » l’augmentation des coûts de son virage numérique.

Lundi soir, dans un communiqué, la SAAQ a dit prendre acte des conclusions du rapport. Elle a reconnu que sa haute direction, ciblée par le rapport, a « manqué à son devoir d’informer adéquatement les élus et la population au sujet de la gestion de sa transformation numérique ».

« La SAAQ souhaite aujourd’hui présenter ses sincères excuses à l’ensemble des Québécois et Québécoises pour ces échecs qui ont contribué à miner leur confiance envers leurs institutions publiques », a écrit la SAAQ dans sa déclaration.

La société d’État a assuré qu’elle « collaborera pleinement » avec le gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations. Elle a noté que des actions spécifiques visant à améliorer sa gouvernance ont déjà été mises en place. « La SAAQ transformera ces recommandations en actions et elle ne ménagera aucun effort pour y arriver », a promis son président-directeur général, Serge Lamontagne, qui est entré en poste en janvier.

Lundi après-midi, le premier ministre François Legault a révélé avoir demandé à ses équipes si des « recours judiciaires » étaient possibles « contre les dirigeants de la SAAQ qui ont menti » à son gouvernement. Il a affirmé que son gouvernement n’avait jamais été informé, avant février 2025, que la facture totale du projet grimperait à 1,1 milliard $. Les partis d’opposition, pour leur part, ont souligné que des ministres caquistes avaient reçu certaines informations bien plus tôt.

La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, tiendra un point de presse mardi matin pour réagir à son tour au dépôt du rapport de la commission Gallant.