Nouvelle ronde de consultations d’Hydro-Québec à Kinnear’s Mills autour l’Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent

Boris Chassagne | 24 février 2026 | 13:27
Le corridor de l'axe Appalaches-Bas-St-Laurent, tel que projeté en 2025. (Photo : Hydro-Québec)

Hydro-Québec entame une nouvelle série de consultations publiques, dès ce soir, à Kinnear’s Mills afin de présenter le dernier tracé de sa future ligne hydroélectrique de 250 km, sur l’Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent. Cet axe traverse les régions de Chaudière‑Appalaches, du Centre‑du‑Québec (municipalité d’Inverness), du Bas‑Saint‑Laurent et de la Gaspésie (MRC d’Avignon).

La société d’État rencontrera aussi les citoyens de Saint-Pierre-de-Broughton, le 26 février. Ces consultations vont s’étendre jusqu’à la fin mars, dans les régions touchées par l’implantation de cette ligne. Hydro-Québec affirme avoir tenu compte des commentaires formulés ces derniers mois, par le public et les municipalités, pour établir le nouveau tracé de sa ligne de 315 kV. Entre 20 mai et le 31 août 2025, des citoyens auraient livré près de 500 commentaires sur la carte interactive du tracé proposé et qui avait été mise en ligne. Ceci sans compter les consultations effectuées en présentiel, l’an dernier.

Sur place pour répondre aux citoyens, l’ingénieur Louis Grenier et son équipe. Hydro-Québec qui affirme tout faire pour protéger le paysage : « la population nous demande d’éviter les impacts paysagers et on accorde une très grande importance à l’intégration harmonieuse des infrastructures dans le paysage. On va s’entretenir avec chacun des propriétaires, voir ce qu’ils préfèrent. On fait également des simulations visuelles », précise Pascal Pointlane. Le porte-parole d’Hydro-Québec, qui précise « qu’Hydro a raffiné la zone d’étude et l’a rétrécit. Aujourd’hui, Hydro arrive avec des propositions de variantes de tracé qui ne sont pas définitives ». Le tracé proposé qui a pour objectif, « d’éviter tous les éléments sensibles qui avaient été placés sur la carte par nos experts à l’automne ». Hydro va donc prendre le pouls de la population sur cette nouvelle mouture.

Le projet d’Hydro-Québec touche une quarantaine de municipalités sur le versant est du fleuve Saint-Laurent. D’un point de vue technique, la distance prévue entre chaque pylône est de 400 mètres. La hauteur de chacun d’eux varie entre 45 et 65 mètres. Un dégagement de 70 mètres de largeur est nécessaire. « Il y a des dégagements importants pour éviter qu’il y ait des arcs électriques » et pour respecter les consignes de sécurité. « Plus il y a de distance entre les pylônes, plus ils doivent être élevés », de dire M. Pointlane. L’étude d’impact d’Hydro-Québec doit être déposée au printemps 2027. La mise en opération de l’Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent est prévue pour 2034. Une seconde phase, vers la Gaspésie cette fois, pourrait être mise en service en 2036.

Après Saint-Pierre-de-Broughton, les consultations vont se déplacer le 10 mars, à Sainte-Marie, le 17 mars, à Saint-Damien-de-Buckland et enfin le 24 mars, à Armagh.