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Olivier Houle est à Edmonton pour défendre les mérites de ses gants à percussion
La délégation de jeunes québécois réunis à l'Exposciences D'Edmonton. (Photo: courtoisie) Le jeune Olivier Houle de la Polyvalente de Black Lake est présentement à Edmonton pour participer à l’Expo-sciences pancanadienne 2026 qui se tient du 23 au 30 mai au Edmonton Expo Centre, en Alberta. Il est arrivé samedi, pour l’ouverture. Comme près de 400 élèves de la 7e à la 12e année/Cégep, vont y défendre 350 projets devant quelque 7 000 visiteurs. À la clé : plus d’un million de dollars sont remis chaque année en prix et bourses aux lauréats de ce prestigieux concours national.
Olivier Houle, 14 ans et élève du secondaire 3 à la Polyvalente Black Lake, est l’un des 10 jeunes du Québec qui participe à l’événement. On l’a eu au bout du fil. « Jusqu’à maintenant, ça se passe très bien. Je me suis fait plusieurs amis dans ma délégation, puis j’arrive bien à pratiquer mon anglais pour me faire d’autres amis, justement, un peu partout au Canada ».
Ce n’est pas son premier séjour en Alberta, il était déjà venu à Kenmore. « Mais c’est sûr que le paysage est très différent ici. C’est très plat. Il y a déjà beaucoup de monde. C’est une expérience très enrichissante. Parce que non seulement on peut voir des projets de beaucoup de monde, de tout plein d’âges différents, mais en plus, c’est vraiment le top du top, la crème de la crème des projets scientifiques de la relève. C’est vraiment intéressant tout ce qu’ils ont trouvé à faire. J’adore aussi justement parler de mon projet à tout le monde, parce que c’est vraiment satisfaisant de voir les étincelles dans les yeux de nos jeunes. La compétition est forte », reconnaît Olivier Hamel.
Le pianiste des gants à percussion
Olivier, qui est aussi pianiste, a créé des gants à percussion. Des capteurs ont été posés au bout de chacun de ses doigts. Il peut jouer de la batterie sur une table… sur son torse. Et reproduire certains des grands succès de l’heure ou passés ! Tout un apprentissage pour un pianiste. « Je me suis dit, comment on pourrait faire pour jouer de la percussion sans avoir à traîner une grosse batterie ? Dans le fond, j’ai mis des capteurs piézoélectriques au bout de chacun des doigts. Je peux mettre un son différent sur chacun des doigts. En fait, j’ai plus de possibilités que sur une batterie normale. Je peux faire dix sons en même temps. Et puis en plus, la grande majorité des batteries n’ont même pas dix pads de drums ». Une invention qui pourrait révolutionner la manière dont on compose des éléments de percussion.
Qu’est-ce que ça donne au final pour des percussionnistes qui viennent le voir? « C’est sûr qu’ils trouvent ça très ingénieux, mais c’est très différent du style de jeu de la batterie. Pour moi, en tant que pianiste, j’ai plus de facilité à dissocier mes doigts plutôt que mes membres, donc j’ai plus de facilité à jouer de mon invention que de la batterie, ce qui n’est sûrement pas le cas pour les batteurs professionnels. J’ai appris beaucoup de rythmes pour avoir un large inventaire de rythmes. Des rythmes comme « The Kids Aren’t All Right », et des rythmes de plein de musiques différentes.
Olivier Houle qui s’émerveille de ce qu’il voit dans cet événement. « Tout le budget qu’ils ont mis pour cet événement que je trouve vraiment formidable. »
Il n’a pas encore eu le temps de se familiariser avec les centaines de projets qui y sont exposés. Au moment de parler avec Olivier, les inventions de la délégation québécoise étaient passées au peigne fin par les jurys du concours qui vont rendre leurs verdicts jeudi soir. « Dans ma délégation, je pourrais mentionner David, qui a fait un prototype extrêmement incroyable. C’est une espèce de robot caméra qui bouge de façon extrêmement fluide, et qui permet de repérer les humains pour un tas d’utilisations différentes. C’est vraiment un projet accompli » de dire Olivier Hamel.

Dominique Girard est chef de la délégation québécoise, et participe cette année à sa 7e Exposciences pancanadienne. « C’est moi qui m’occupe de toute la gestion durant l’année, de l’organisation de la finale régionale, qui regroupe 70 projets cette année ». M. Girard a également été accompagnateur de la finale provinciale, lors de super exposition Hydro-Québec. « On a des jeunes extraordinaires. On a dix jeunes, quatre filles et six gars qui sont débrouillards, qui sont aimables, qui sont passionnés surtout. Je suis sûr que ça va bien se passer. Ils se sont préparés, ils ont répété. Ils ont passé au travers de leur finale régionale et de la finale provinciale. »
Cet événement va certainement leur donner la piqûre pour les éditions suivantes de ce concours. « Il y en a qui ont déjà en tête leurs projets des deux prochaines années. Ce qui est plaisant, c’est qu’ils peuvent rencontrer d’autres jeunes qui ont des intérêts similaires ou des curiosités semblables. Au lieu d’être un peu, des fois, la bébête rare dans la classe ou dans l’école, là avec d’autres jeunes à partager un peu cette soif de connaissances et de curiosités qui est vraiment passionnantes » de conclure M. Girard.