Campagne électorale | L’UPA plaide pour que l’agriculture régionale ne cède pas sa place aux projets énergétiques
(Photo courtoisie Fédération de l'UPA Centre-du-Québec) La Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture dans la région, en marge de la présente campagne électorale provinciale. On souhaite faire entendre les préoccupations des producteurs auprès des personnes qui souhaitent les représenter à l’Assemblée nationale.
« Dans un contexte où l’autonomie et la sécurité alimentaires prennent toute leur importance, l’agriculture doit demeurer au cœur des discussions. Nous demandons aux candidats de prendre des engagements clairs. Le développement de nouvelles infrastructures doit se faire ailleurs que sur nos terres agricoles », affirme James Allen, président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.
L’organisme estime que différents facteurs tels le développement du réseau électrique et de nouveaux projets éoliens vont accentuer la pression sur le territoire agricole. On craint des pertes de superficie cultivable, le morcellement de terres, des contraintes pour la machinerie et le drainage en plus d’affecter les érablières de la Chaudière Appalaches.
Rappelant que seulement 2% du territoire québécois est réellement cultivé, la fédération de l’UPA a demandé que l’évitement des terres agricoles, des érablières et des bâtiments agricoles soient privilégiés dès la conception d’un projet.
« Chaque hectare compte. Le développement énergétique est nécessaire, mais il doit se faire en préservant nos terres agricoles et nos érablières. Avec 98 % du territoire québécois qui n’est pas occupé par l’agriculture, les projets énergétiques doivent être planifiés ailleurs. Les décisions prises aujourd’hui ne doivent pas compromettre notre capacité de produire demain », insiste James Allen.
En plus de la protection du territoire agricole, des éléments tels la hausse des coûts de production, la lourdeur administrative, la main-d’œuvre, la gestion des risques, les changements climatiques, la relève et le transfert des fermes été identifié comme des enjeux importants auxquels font face les entreprises agricoles de la région.
L’UPA a rappelé que la région de la Chaudière-Appalaches et la deuxième région bioalimentaire en importance au Québec. On y compte 5692 exploitations agricoles et près de 2 milliards de dollars en recette qui proviennent du marché. On estime qu’avec 8000 emplois directement liés au secteur, l’agriculture joue un rôle majeur dans l’économie régionale.