Consultation : la voix des aînés est peu valorisée et l’âgisme est courant

Boris Chassagne | 11 mars 2026 | 14:52
Des aînées sont assises sur un banc de parc à Gelsenkirchen, en Allemagne. Photo prise le 5 avril 2023. (Photo: AP-Martin Meissner pour La Presse Canadienne)

À peine 15 % des personnes âgées de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d’une consultation sur l’âgisme et l’indifférence, menée auprès de 2688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l’organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société québécoise d’aujourd’hui est bienveillante envers les aînés.

Par ailleurs, 95 % des personnes sondées estiment que le gouvernement du Québec devrait en faire davantage pour améliorer la qualité de vie et favoriser une plus grande inclusion sociale des personnes de 75 ans et plus. 

La consultation laisse voir que ça passe par un meilleur soutien à domicile et un meilleur accès aux services de santé, une lutte contre l’âgisme, le fait de créer des occasions d’échanges et de liens pour que les aînés puissent partager leur expérience et leurs connaissances.

En entrevue, Catherine Harel Bourdon, présidente-directrice générale des Petits Frères, a cependant dit croire que ce rôle ne doit pas relever seulement de l’État.

« Ça ne peut pas être juste l’État qui intervient, surtout quand on parle de toute la question de la solitude, de l’estime de soi et de bienveillance. Ce sont quand même des besoins de base, de pouvoir avoir un sentiment d’appartenance, une certaine participation sociale, sinon, ça amène d’autres problèmes, notamment physiologiques, de santé mentale et de décroissance cognitive. »