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Près de 800 organisations québécoises disent non merci au projet de constitution du ministre Jolin-Barrette
En conférence de presse ce mardi 17 mars à Québec. (Photo: courtoisie) Sept cent soixante-dix-neuf groupes de la société civile réclament le retrait du projet de loi no 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, déposé en octobre 2025 à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.
Réuni•es en conférence de presse sur la colline Parlementaire à Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) et la Ligue des droits et libertés (LDL), ont exposé les raisons qui expliquent un tel rejet de la part de la société civile québécoise.
Les organismes de tous horizons, issus de la société civile, s’inquiètent « des effets désastreux qu’aurait cette loi sur le régime québécois de protection des droits humains » et s’indignent de la démarche elle-même du gouvernement du Québec. Selon eux, elle témoigne « d’un autoritarisme mal dissimulé ». Des dizaines d’organisations communautaires et syndicales ont fait circuler une courte déclaration, qui a rapidement récolté le soutien de plusieurs secteurs. Selon les signataires, dont le nombre exceptionnel constitue un précédent, le PL1 doit être retiré en bloc.
« Le projet de loi No 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, est une attaque contre la démocratie et les droits humains. La démarche est unilatérale et précipitée et elle ne respecte pas les critères démocratiques pour l’élaboration d’une constitution légitime. En outre, elle perpétue une logique coloniale en niant le droit des peuples autochtones à l’autodétermination. Au lieu d’affronter les questions qui préoccupent les citoyen•nes (la santé, l’éducation, le logement, l’environnement, l’égalité des genres, le coût de la vie, etc.), le gouvernement québécois s’attaque aux droits et libertés, aux contre-pouvoirs et à l’État de droit. Par conséquent, les groupes soussignés exigent le retrait complet du PL1 », écrivent les signataires.