Le président d’Air Canada, Michael Rousseau, prendra sa retraite cette année
Le PDG d'Air Canada, Michael Rousseau, apparaît sur une photo non datée. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Photo fournie par Air Canada) Plongé dans la controverse en raison de son incapacité à parler français, le président et chef de la direction d’Air Canada, Michael Rousseau, prendra sa retraite plus tard cette année.
« Le Conseil d’administration d’Air Canada a annoncé aujourd’hui que Michael Rousseau l’a informé de sa décision de prendre sa retraite d’ici la fin du troisième trimestre de 2026, après près de deux décennies de leadership solide et dévoué », a indiqué l’entreprise dans un communiqué transmis lundi matin.
Plusieurs politiciens réclamaient la tête de M. Rousseau, notamment au Québec, après l’enregistrement d’une vidéo de condoléances où on ne l’entendait dire que « bonjour » et « merci » en français. Il réagissait alors à l’accident survenu il y a une semaine sur le tarmac de l’aéroport LaGuardia, à New York, lors duquel deux pilotes — dont un Québécois — ont été tués.
Il avait aussi reçu les remontrances du premier ministre canadien Mark Carney, qui lui reprochait son « manque de jugement et de compassion ». Le dirigeant avait d’ailleurs été convoqué devant le comité des langues officielles, puisque, même si elle a été privatisée en 1988, Air Canada reste assujettie à la Loi sur les langues officielles.
M. Rousseau s’était excusé par écrit, mais il avait admis que, malgré ses efforts, il demeurait incapable de s’exprimer adéquatement en français. Le communiqué publié par le transporteur aérien lundi ne fait pas référence aux événements de la semaine dernière.
Pour sa part, M. Rousseau indique dans le communiqué que « ce fut un grand honneur » pour lui de travailler avec les employés « dévoués et talentueux » d’Air Canada et de représenter une entreprise exceptionnelle. « Je suis pleinement engagé pour soutenir notre entreprise pendant cette importante période de transition », a-t-il conclu.
Pour la suite des choses, Air Canada a fait savoir qu’une recherche externe « d’envergure mondiale » a été entamée en janvier afin de trouver des candidats potentiels pour succéder à M. Rousseau. Un programme de perfectionnement des hauts dirigeants à haut potentiel est aussi en place depuis plus de deux ans, a-t-on noté. « Dans le processus d’évaluation des candidats, le Conseil examinera un certain nombre de critères de rendement, dont la capacité de communiquer en français », a ajouté l’entreprise.