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L’ex-ministre péquiste Claude Morin s’est éteint à l’âge de 96 ans
(Photo: Assemblée nationale du Québec) Architecte de la Révolution tranquille, artisan de la victoire du Parti québécois en 1976, bouc émissaire de l’échec référendaire et du rapatriement de la Constitution canadienne, persona non grata à cause de ses liens avec la Gendarmerie royale du Canada, Claude Morin s’est éteint à l’âge de 96 ans.
Avant de voir sa carrière s’abîmer dans la controverse, il avait été l’un de ces bâtisseurs qui ont façonné le Québec d’aujourd’hui.
Claude Morin a été élu une première fois le 15 novembre 1976. Il a été nommé ministre des Affaires intergouvernementales. Son mandat était de définir la stratégie en vue du référendum de 1980.
La défaite du Oui au référendum de mai 1980 consommée, il a été le négociateur du Québec pendant les discussions entourant le rapatriement de la Constitution canadienne.
Il a quitté le gouvernement en janvier 1982 pour retourner à l’enseignement à l’École nationale d’administration publique.
La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a salué mardi sur les réseaux sociaux l’engagement de M. Morin. « Il a marqué le Québec dans un moment charnière de notre histoire: la Révolution tranquille. Membre du gouvernement de René Lévesque, il a été un homme de tête, une éminence grise derrière de grandes réformes qui ont bâti la société dans laquelle nous avons la chance de nous épanouir », a déclaré Mme Fréchette.