Une promesse faite en 1966 lui fera parcourir 1120 km à vélo

Boris Chassagne | 19 mai 2026 | 13:52
(Photo: courtoisie de la famille Breton)

C’est le défi que se lance Jennifer Breton originaire de Saint-Georges-de-Beauce et qui va en septembre, enfourcher son vélo et faire cette route longue de plus de mille kilomètres entre St-Ferdinand et Percé. Ceci, pour honorer la Promesse de 1966.

Jennifer Breton, qui vit maintenant à Lévis, va faire cette route pour récolter des fonds pour la sclérose en plaques, et honorer sa grand-mère, atteinte par cette maladie. Son objectif est de récolter 10 000 $ pour la région de la Chaudière-Appalaches. Mme Breton dit aussi vouloir célébrer la Promesse que ses grands-parents de Black Lake se sont faite en 1966 : de s’aimer et de rester présents l’un pour l’autre, dans la santé comme dans la maladie. Ce qu’ils ont appelé, La Promesse de 1966.

Jennifer Breton

« La promesse de 1966 » inspire. L’histoire est si belle qu’on voulait en savoir plus. La Promesse de 1966 aurait pu être tirée d’un livre, ou d’un film. « C’est quelque chose de tellement précieux pour moi. Je préparais ce projet-là pour moi, pour les gens, oui, qui ont la sclérose en plaques, mais aussi en hommage à mes grands-parents. En fait, le 2 juillet 1966, c’est la date à laquelle mes grands-parents se sont mariés. » 

Rosaire Chrétien épouse alors, Lina Thibault. « C’est à 27 ans que mon grand-père a promis d’aimer dans la santé et dans la maladie. Et là, cette année » à 27 ans, « je me suis dit que j’allais vraiment moi aussi prendre un engagement, puis continuer cette promesse-là, à la mémoire de mon grand-père et en hommage de ma grand-mère ». 

Mme Breton affirme que leur histoire d’amour a teinté toute sa jeunesse. « Ma grand-mère vit avec la sclérose en plaques depuis plusieurs années. J’ai connu ma grand-mère qu’avec la maladie. J’ai donc aussi connu mon grand-père en tant que proche aidant, très dévoué. Il a tenu promesse jusqu’à son décès, il a toujours été là. Même lorsqu’il a reçu son diagnostic de cancer il y a quelques années. Il s’inquiétait tout le temps pour ma grand-mère, même si lui-même était malade. Jusqu’à la fin, il a été proche aidant. Même à la maison de fin de vie, mon grand-père demandait encore si ma grand-mère était correcte. J’ai tellement trouvé ça beau et inspirant, en fait, que je voulais faire continuer ça à ma façon. »

Un pèlerinage sur la route qu’empruntaient ses grands-parents

C’est un trajet qu’ils faisaient année après année depuis leur mariage. Ils faisaient en voiture. « J’en ai parlé à ma grand-mère, elle est super émue, touchée par le projet ». Mme Breton apportera bien sûr une petite photo de ses grands-parents avec elle, pour leur « faire voir la route », à sa manière.

Les grands-parents de Jennifier Breton, avant le décès de son grand-père, Rosaire.

120 km chaque jour, pendant huit heures, sur 11 jours

Jennifer Breton est loin d’être une cycliste aguerrie. Ce défi, elle s’y prépare. « J’ai commencé le vélo l’année dernière. Je ne suis pas une athlète, je ne suis pas une fille qui m’inscrit au Ironman, au triathlon et compagnie. Ce qui est beau là-dedans, c’est que ça peut montrer l’exemple à d’autres personnes que c’est possible ». Rouler 120 km par jour en moyenne sera son défi pour arriver au terme de son parcours dans les délais prescrits. Elle a pris des vacances de son emploi pour tenir promesse. « Rendue en Gaspésie, j’ai réduit un peu mes kilomètres et c’est vraiment plus au début lorsque je serai sur le plat que je vais foncer, je vais rouler le plus possible ».

Une histoire de famille

Son grand-père a toujours travaillé à la mine de Black Lake, son épouse a élevé les deux enfants. Son grand-père avait une importante collection de 350 minéraux, puisés à la mine. Et sur la route, « je vais apporter un petit bout de minéraux. C’est comme une sorte de pèlerinage aussi pour moi, une sorte de recueillement.

Pour ceux et celles qui veulent contribuer, ils n’ont qu’à taper dans les médias sociaux le titre, La Promesse de 1966.