Avec des signalements en hausse, la DPJ lance un appel à la réflexion sur la priorité accordée aux enfants
(Photo: Unsplash) Les directrices et les directeurs de la protection de la jeunesse du Québec lancent un appel à la réflexion collective sur la priorité des enfants dans les décisions de société.
Lors du bilan 2025-2026, les DPJ ont rappelé qu’elles interviennent chaque jour auprès de familles en difficulté. Elles ont indiqué constater une complexification des situations et une augmentation importante des besoins, autant chez les jeunes que chez leur famille, dans un contexte de société en transformation.
Des données récentes évoquent une fragilité de la santé mentale des jeunes et plus de la moitié présentent des signes d’anxiété sociale, influençant leur bien-être, leur développement et leurs résultats scolaires. En parallèle, le réseau de la santé et des services sociaux et celui de l’éducation doivent s’adapter face à des défis de capacité et d’adaptation.
Selon le CISSS de Chaudière-Appalaches, « des choix difficiles s’imposent » et « faire des enfants une priorité implique de revenir à l’essentiel ». Par exemple, « investir dans la réponse aux besoins de base, comme l’alimentation, le logement et un revenu adéquat, consolider les services existants et renforcer les interventions préventives et soutenir les milieux de vie des enfants ».
Signalements en hausse
Au cours de la dernière année, le nombre de signalements traités au Québec a augmenté de 1,4 %. Au total, 144 321 signalements ont été faits pour 107 273 enfants, soit un peu plus de 6 % des enfants de 0 à 17 ans de la province. Moins du tiers de ces signalements ont été retenus pour une évaluation approfondie par les différentes DPJ.
Dans la région de la Chaudière-Appalaches, le nombre de signalements a augmenté de 13 % au cours de la dernière année pour atteindre 8 901. De ce nombre, 2 473 ont été retenus, soit 16 % de moins que l’an dernier.
« Le taux de rétention des signalements est de 28 %. L’an dernier, il était de 37 % », précise le CISSS de Chaudière-Appalaches en ajoutant que les signalements proviennent en majorité des employés d’organismes publics.
Toujours selon les données de la DPJ de Chaudière-Appalaches, les motifs des signalements les plus retenus dans la région sont les abus physiques (24,67 %) et l’exposition à la violence conjugale (16,09 %).

Avec la collaboration de Christophe Moquin