Les Canadiens qui vivent seuls dépensent plus à l’épicerie
Un client fait ses courses dans un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young) De nombreux Canadiens célibataires ressentent les effets de la hausse de prix des denrées alimentaires, car ils doivent assumer seuls les frais d’épicerie, selon un nouveau rapport.
Une enquête Interac révèle que les Canadiens célibataires dépensent environ 102 $ par semaine pour l’épicerie, tandis que les couples vivant en ménage commun disent débourser environ 80 $ par personne et par semaine. Le rapport, publié mardi, indique que près de huit Canadiens célibataires sur dix déclarent ne pas parvenir à réduire leurs dépenses, quoi qu’ils fassent.
De nombreux ménages d’une seule personne ne parviennent pas à faire des économies en achetant en gros et ont du mal à trouver des portions adaptées à une seule personne, selon le rapport. Et comme ils n’ont personne avec qui partager les portions, 32 % ont dit que leurs aliments devenaient souvent périmés avant qu’ils ne puissent tout consommer.
L’inflation alimentaire a continué de dépasser l’inflation globale ces dernières années. Depuis 2022, les prix des produits alimentaires ont augmenté d’environ 22 %, tandis que les autres prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 13 %, selon un rapport de la Banque du Canada publié en février.
Pour limiter les dépenses, près de la moitié des personnes interrogées ont réduit ou cessé d’acheter des morceaux de viande haut de gamme, tandis que la demande de plats préparés et de produits traiteur haut de gamme a continué de baisser, indique le rapport. Quatre personnes sur dix se sont également tournées vers des marques génériques ou sans nom au cours des six derniers mois.
Pourtant, près de la moitié continue d’acheter des collations telles que des croustilles et du chocolat pour se faire plaisir, tandis qu’une personne sur quatre s’offre du pain artisanal ou des pâtisseries.
Les couples ne s’en sortent toutefois pas indemnes. Les prix élevés des denrées alimentaires sont également une source de discorde dans de nombreuses relations. Près de la moitié des couples affirment avoir une approche différente de leur partenaire en matière de dépenses alimentaires. Quatre sur dix affirment que les tensions commencent lorsqu’un des deux s’en tient à la liste des courses tandis que l’autre se laisse aller à des achats impulsifs.
Trente-neuf pour cent des millénariaux interrogés affirment que les dépenses alimentaires sont une source de tension dans leur couple, contre 17 % des baby-boomers.
Interac a chargé Burson de mener une enquête auprès de 1500 adultes résidant au Canada entre le 8 et le 12 mai. L’échantillon a été tiré au hasard du panel en ligne de Léger et pondéré selon l’âge, le sexe et la région afin de refléter la population canadienne selon les données du recensement de 2021. La marge d’erreur d’un échantillon de 1500 répondants est de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.