Les citoyens de Saint-Jean-de-Brébeuf bloquent un projet d’exploration minière

Boris Chassagne | 6 juillet 2026 | 13:46
Le comité de St-Jean-de-Brébeuf lors d'une séance d’information citoyenne . 70 personnes y ont participé en avril dernier. (Photo : courtoisie Nous mine pas)

Les citoyens réunis autour du collectif citoyen Nous Mine Pas s’opposent au projet d’exploration minière mené par la compagnie Richmond Hill Ressources.

Les résidents de la municipalité de Saint-Jean-de-Brébeuf vont d’ailleurs manifester leur présence lors de la prochaine séance de leur conseil municipal de ce lundi soir, 6 juillet et remettre aux membres du conseil la totalité des lettres témoignant de leur refus de permettre l’accès à leurs propriétés privées.

Une dizaine de municipalités de trois MRC dans la mire de Richmond Hill

Saint-Jean-de-Brébeuf est l’une des 10 municipalités de trois MRC de la région, ciblées par le projet de mine de cuivre de la Ste-Sophie Mine Copper. Les MRC des Appalaches, des Érables et d’Arthabaska seraient dans la mire de la minière. Cette dernière aurait en main 20 des 145 droits exclusifs d’exploration détenus par la compagnie de spéculation. D’autres municipalités des Appalaches seraient aussi visées. Parmi elles, Saint-Adrien-d’Irlande, puis Saint-Fortunat. 

Les citoyens s’inquiètent des conséquences qu’aurait ce projet sur l’environnement, la valeur de leurs propriétés, ainsi que l’avenir des entreprises agricoles et acéricoles de la région. Les citoyens font front commun pour refuser l’accès à leur propriété, leur seul outils de contestation.

Ce refus se veut un geste collectif qui vise à bloquer définitivement la première phase d’échantillonnage des sols. Le promoteur qui a affirmé ne pas pouvoir légalement accéder aux terrains sans l’accord préalable des propriétaires.

Le comité Nous Mine Pas

Mme Christine Grenier, membre du collectif d’une quinzaine de personnes, nous informe que la compagnie EOS Géosciences a été mandatée pour représenter la minière. Un projet minier qui pourrait défigurer une région, des municipalités, voir contaminer ou assécher les nappes phréatiques, précise Mme Grenier. Heureusement, la municipalité de Saint-Jean-de-Brébeuf a pris position et voté une résolution s’opposant au projet de prospection.

Un mouvement qui pourrait s’étendre

Le comité citoyen Nous Mine Pas ne s’arrêtera pas là. Mme Grenier nous informe que le comité a aussi « envoyé une copie des lettres à la MRC, au ministère des Ressources naturelles, au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, et à l’Union des producteurs agricoles. En fait, à tous les organismes qui peuvent avoir leur mot à dire, même si ce n’est pas eux qui décident, mais au moins qu’ils soient au courant et qu’ils voient. Parce qu’on pense que de voir et de constater la mobilisation citoyenne qui refuse ça en bloc, que ça va avoir un impact pour les autres municipalités où c’est difficile. Parce qu’il y a des municipalités où les gens ont de la misère à contacter les citoyens parce que ce sont des propriétaires, ils ne sont pas des résidents permanents de la municipalité », précise Mme Grenier. « Dernièrement, on a parlé avec des gens de Saint-Ferdinand. Il y en avait plusieurs qui n’étaient pas au courant du projet, qui ne voyaient pas non plus le problème, les impacts que ça allait amener », poursuit Mme Grenier.

Le comité ">Nous Mine Pas qui a monté une page Facebook pour tenir les citoyens et les municipalités et les différentes MRC informées de l’évolution du dossier.