Le 5e Rendez-vous de l’aviation de Thetford reporté à dimanche en raison de la météo

Boris Chassagne | 4 septembre 2026 | 13:19
(Photo: RVA Thetford)

Le 5e Rendez-vous de l’aviation de l’Aéroport de Thetford s’ouvrira finalement ce dimanche. Il a été reporté d’une journée en raison des mauvaises conditions météo rapportées par Environnement Canada, qui prévoit de forts vents et un plafond nuageux bas. C’est le branle-bas de combat au comité organisateur de l’événement qui espère, malgré ce report, attirer les foules, les pilotes et leurs avions ce 6 septembre, dès 11 heures. Monthetford.com a profité d’une pause du directeur de l’aéroport, Étienne Vachon, pour en apprendre plus sur l’événement et les projets que cette installation caresse pour les années à venir.

(Photo: F Foto et RVA Aéroport de Thetford)

Étienne Vachon est le directeur de l’Aéroport de Thetford depuis près de huit ans. Il est aussi l’instigateur de ces Rendez-vous de l’aviation. Seul à la barre de l’événement à l’an un, il s’est rapidement rendu compte qu’il aurait besoin d’aide. « Comme trois semaines avant l’événement, il y a deux gars qui se sont joints à moi pour me donner un coup de main, parce que là, je me rendais compte que c’était quand même assez gros pour un gars tout seul. La deuxième année, j’ai repris le RVA avec ces deux gars-là ». Et dès la troisième édition, ils montent ensemble un petit comité organisateur.

Le comité organisateur du RVA, du coin gauche en bas jusqu’à droite : Julie Perreault, Paul Lalande, Mario Lécuyer, Richard Fréchette, Samuel Grenier, Étienne Vachon, Daniel Lapointe et Fareed Vaillancourt.

Aujourd’hui, ils sont huit à décider de la formule de l’événement. « Chaque année l’événement prend de l’ampleur chaque année. En 2024, le public a pu admirer 96 avions sur la tarmac de l’aéroport. En 2025, près de 70 avions. Cette 4e édition avait été minée par le brouillard. « Le matin, il y avait de la brume pas mal. Ça a pris plus de temps avant que les avions commencent à arriver ». Cet événement est en fait très dépendant de la météo, car les pilotes viennent de partout au Québec pour participer à cet événement. Près de 1800 amateurs étaient sur place pour les accueillir.

Étienne Vachon ne sait donc pas combien d’entre eux vont pouvoir s’y frayer un chemin cette année. Une chose est certaine, la formule séduit autant à Thetford qu’ailleurs. « Ça se parle de plus en plus, ça devient de plus en plus populaire dans le milieu aéronautique. La semaine passée, à Neuville, ils attendaient 2000 personnes, puis il y en a eu 4 000. »

L’école de pilotage Altitude Centre de l’Aviation qui s’est récemment installée à l’Aéroport de Thetford donner un second souffle au RDV de Thetford. « Ils vont avoir jusqu’à six avions disponibles pour faire des tours d’avion », précise M. Vachon. Les cadets qui seront aussi présents de même qu’une dizaine d’exposants. Laflamme Aéro, va présenter ses drones, lui qui vient d’obtenir des contrats militaires. Les membres du club de Mini Air, basés à l’aéroport, vont faire étalage de leurs avions téléguidés. « Ils sont quand même une douzaine là-dedans » avec des avions et des hélicoptères. « Ça attire toujours des curieux » de dire M. Vachon.

Des membres du Club de radio amateur de Thetford seront aussi sur place pour rappeler que la radio ondes courtes existe encore et qu’elle a de nombreux adeptes à travers le monde. « C’est quelque chose qui est un peu méconnu ».

(Photo: RVA Thetford)

L’Aéroport de Thetford est appelé à se développer

Le directeur de l’Aéroport de Thetford cogite certains projets, dont celui de ramener des vols charters, « qui puissent venir chercher des gens ici pour aller soit à Montréal ou Sherbrooke ou des trucs comme ça. C’est sûr que moi, depuis que je suis ici, j’ai fait beaucoup de changements pour essayer justement de promouvoir l’aéroport de Thetford ». Et la venue de la nouvelle école d’aviation pourrait changer la donne.

Étienne Vachon qui aimerait bien reprendre aussi les rênes du contrat de gestion de l’aéroport. « On est en appel d’offres, justement, pour ravoir le contrat de la gestion de l’aéroport. Mon mandat est de faire en sorte que ça soit accueillant. Je m’organise pour essayer de développer l’aéroport ». L’école d’aviation sera elle aussi appelée à se développer, à sortir de son sous-sol. L’aéroport aura aussi besoin de nouveaux hangars. La ville s’est montrée très coopérative, nous dit M. Vachon dans le redéveloppement de l’aéroport. « On a de la place de développement. Justement, la ville, cette année, a refait sept terrains pour pouvoir construire de nouveaux hangars.

En parlant de l’école d’aviation M. Vachon, nous apprend qu’elle loue des locaux à Victoriaville, à Neuville, et à Dolbeau-Mistassini, mais ils n’ont pas leur installation à eux. « Ils ont en vue, d’installer une maintenance pour leurs avions. Ça leur prend une place », soutient M. Vachon. Près de 35 pilotes fréquentent déjà cet aéroport qui recense près de 4 000 déplacements chaque année.

Et pour l’heure, la population ne semble pas être irritée par l’activité qui s’y déroule. « Il y a des gens qui viennent manger des fois au restaurant et ils disent, on peut-tu venir manger ? C’est ouvert au public. Il y a encore des gens qui ont comme dans la tête que c’est un club privé », de dire M. Vachon. « Un vendredi après-midi quand il fait beau, il y a des gens qui viennent juste s’asseoir sur la galerie, voir les avions atterrir, décoller. »