Diffusion TRAM entame sa 39e saison avec 70 spectacles

Boris Chassagne | 4 septembre 2026 | 13:42
(Photo: courtoisie TRAM)

L’organisme de production de spectacles et des arts de la scène Diffusion TRAM a lancé hier sa 39e saison. Les groupes Rock the King, de Martin Fontaine, et les Pornflakes en ont donné le coup d’envoi.

Les humoristes Louis-José Houde, Alexandre Barrette et Philippe Bond figurent à la liste des têtes d’affiche du mois de septembre. Près de 70 spectacles sont inscrits au calendrier de l’organisme dont la direction générale est assurée par André Gagnon. Bruno Pelletier, Steve Hill, Marjo et une foule d’autres artistes fouleront les planches de la Salle Dussault. Serge Lama, Jean-Pierre Ferland, Yvon Deschamps, Gregory Charles et Gilles Vigneault s’y sont déjà arrêtés.

(Photo: Facebook TRAM)

La saison vient à peine d’être lancée que déjà, des supplémentaires sont déjà à l’horaire. TRAM s’attend à enregistrer près de 30 000 billets cette année. Quand il est arrivé à la direction de TRAM, l’organisme vendait bon an mal an Prs de 22 000 billets. Chaque année comporte son lot de défis à Diffusion TRAM. Le pari de cette année est relevé, mais la barre sera haute pour le 40e l’an prochain. « On est chanceux. On peut compter sur énormément de bénévoles, puis on a très peu d’employés, mais on s’y met à bout de bras » de dire André Gagnon, directeur général.

« Je trouve qu’on a vraiment fait un tour de force pour le 39e, mais malheureusement, ça nous met de la pression pour le 40e. On va devoir se surpasser pour battre ça. À chaque année, j’ai l’impression qu’on arrive toujours à faire de mieux en mieux. Depuis quelques années, on tend à essayer de rajeunir la clientèle, d’aller chercher des nouveaux marchés. Je pense que je suis très fier de ça. On a amené du hip-hop, du métal, du punk, beaucoup de styles qu’il n’y avait pas. Les gens sont au rendez-vous », précise M. Gagnon.

Quel est donc le secret pour réussir à attirer tant de talents et de publics? Le directeur général André Gagnon répond qu’il « y a une petite part de chance. C’est très important d’avoir des bonnes relations avec les agents dans le milieu, ce qui fait que dès qu’ils ont une nouvelle signature, un nouveau projet qui s’en vient, plus notre relation est bonne, plus on est dans les premiers appelés. Puis on a un comité qui me donne des avis sur beaucoup de spectacles dont je ne suis vraiment pas la cible. Il faut bien s’entourer », ajoute André Gagnon.

Avoir du succès, remplir ses salles n’est pas tout. « Le but, ce n’est pas toujours de remplir. C’est vraiment de s’assurer au moins que ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau. Notre mission, c’est de propager la culture ». Et aussi de diversifier l’offre en investissant parfois d’autres lieux, mieux adaptés à une programmation plus nichée par exemple, lorsque les événements sont trop petits pour être présentés à la salle Dussault. « On parraine des événements ailleurs, comme on a fait à la microbrasserie des Haldes. On s’apprête à le faire probablement à La porte d’à côté aussi qui est une microbrasserie .»

La salle Dussault est aussi très versatile précise M. Gagnon. Elle peut être configurée pour des événements « de 50, jusqu’à 630 personnes. On peut faire des cabarets sur le stage. On peut enlever les bancs, faire des spectacles debout », précise-t-il en ajoutant avoir acquis beaucoup d’équipements au fil des ans.