Jonathan Moreau, candidat défait du PQ réintègre ses fonctions à la mairie de Saint-Apollinaire
Jonathan Moreau aux côtés du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. (Photo: PQ) Jonathan Moreau n’ira pas rejoindre les députés du Parti québécois (PQ) à l’Assemblée nationale, au lendemain de sa défaite dans Lotbinière-Frontenac aux mains du candidat conservateur, Renaud Labrecque. Mais, il se réjouit du même coup de l’incroyable bilan de son parti.
Le PQ qui ne comptait que trois députés en 2022 contre 59 au lendemain du scrutin de lundi. « C’est sûr qu’on aurait aimé faire partie du gouvernement, ça, on ne se le cache pas ». Mais il se dit aussi fier de sa campagne terrain. « Je n’ai aucun regret, on a suivi un bon plan de campagne et on est allé au bout de tout ça. J’ai fait du terrain tous les jours, j’ai fait au-dessus de 6 000 kilomètres en cinq semaines ».
M. Moreau, un militant indépendantiste de longue date, a décidé de se présenter au provincial, inspiré par le chef du Parti québécois. « Je trouve que M. Saint-Pierre-Plamondon me donnait confiance. Et comme maire, j’ai vu la CAQ nous ajouter beaucoup de bureaucratie sur le dos. Je parle pour le milieu municipal, comme maire, mais je me suis rendu compte que c’était la même chose dans plusieurs domaines, en immigration, chez les entrepreneurs, en santé. Je voulais essayer d’aller au gouvernement pour permettre à nos gens de travailler », de dire Jonathan Moreau.
« J’ai rencontré des entrepreneurs qui me disaient, on a besoin de prévisibilité » et de moins de paperasse. « Chaque année, il faut refaire des demandes, puis les directives ont été modifiées, il faut se réinformer, il faut embaucher des gens juste pour faire ça. Ça coûte cher aux entreprises », ajoute M. Moreau.
Jonathan Moreau qui va maintenant reprendre ses fonctions de maire de Saint-Apollinaire qu’il avait mises en suspend. Et militer avec ses collègues du municipal, pour faire entendre au gouvernement, les demandes du milieu municipal. Et parmi elles, celle de favoriser le recrutement de la main-d’œuvre internationale. « Oui, c’est sûr que je vais suivre ça de proche, je suis membre du conseil d’administration (de la FQM).
Jonathan Moreau va garder en mémoire cette longue campagne qu’il a menée aux quatre coins de la circonscription et en particulier les conversations qu’il aura eues avec ses commettants. « C’est l’une des expériences les plus intéressantes. J’étais là surtout pour entendre ce que les gens ont à dire, pour comprendre ce qui se passe sur le terrain. Les entrepreneurs sont exaspérés, le communautaire qui n’a pas de temps à consacrer à sa mission parce qu’il faut encore qu’ils remplissent la paperasse », de dire M. Moreau.
Et il a beaucoup appris bien c’est sûr dans le dossier des des résidus amiantés. « J’ai appris en fast-track ce dossier-là. C’est un enjeu très très important. Je souhaite que le gouvernement se penche là-dessus dans les prochaines années, parce que d’un, il y a un fort potentiel de développement économique avec les résidus amiantés. Je pense que c’est un bon moyen d’avoir du développement économique qui est vert en même temps, parce que c’est de l’économie verte. Moi, j’aime mieux travailler là-dessus, que de penser à ouvrir des puits de gaz de schiste », de conclure M. Moreau, en lançant une pointe aux élus du Parti conservateur.