Le Cégep de Thetford à la recherche d’étudiants internationaux
(Photo: Cégep Thetford) Le Cégep de Thetford tente de séduire les étudiants étrangers et part à leur rencontre. Une équipe du Cégep sera dépêchée à Paris, les 13 et 14 novembre prochains et à Toulouse quelques jours plus tard.
L’objectif étant de leur faire découvrir les programmes offerts au Cégep et de les conseiller sur les manières de faire. Le Cégep qui accueille cette année près de 150 étudiants internationaux, dont 17 nouveaux, cette année. Des chiffres qui sont cependant en baisse. Le Cégep qui a déjà intéressé des cohortes de 225 étudiants internationaux. « Ça baisse de près de 50 % chaque année depuis trois ans », déplore Anne-Marie Rousseau, directrice des Affaires étudiantes internationales et sportives au Cégep de Thetford.
Des changements aux règles ont eu des impacts négatifs
Les changements aux règles migratoires mises en place ces dernières années par les différents paliers de gouvernement sont en partie en cause. « C’est sûr que c’est des mesures qui avaient comme objectif justement de restreindre l’accès d’étudiants temporaires au Canada, donc ça a eu ses effets, oui », note Mme Rousseau. Des mesures qui ont découragé certains étudiants internationaux qui envisageaient la possibilité de rester au pays, dans la province après leurs études. « Le retrait de certains programmes de l’admissibilité au permis de travail de post-diplôme aura des effets sur le recrutement pour certains programmes. J’ai l’impression qu’ils veulent avoir tous les choix possibles, soit de retourner, soit d’avoir un emploi ici. C’est sûr qu’il y a d’autres voies, mais c’est la plus saine, la plus express pour les étudiants.
Des échanges qui vont dans les deux sens
Mais, le cas de la France est particulier, en raison des ententes qui ont cours entre les gouvernements français et celui du Québec, notamment en ce qui a trait aux frais de scolarité. « Les Français ont une entente avec le Québec où ils paient les mêmes frais de scolarité qu’un Québécois. Contrairement aux Africains qui ont des frais très importants de scolarité. Pour les Français, c’est la même chose que les Québécois et vice-versa. C’est très attirant » de dire Mme Rousseau.
Accueillir un grand nombre d’étudiants internationaux n’a que peu d’incidences sur les finances du Cégep, nous assure Mme Rousseau. C’est différent au niveau universitaire où les frais de scolarité sont nettement majorés. « C’est plus que ça nous permet de garder en vie certains programmes, d’avoir une clientèle qui se maintient, et d’offrir des services à nos étudiants. Ce n’est pas une entrée de revenus comme les gens peuvent penser », affirme Anne-Marie Rousseau.
Assurer la survie de certains programmes
Le Cégep de Thetford recrute des étudiants internationaux depuis près de 20 ans. Il ne s’est pas fixé de quotas. « La capacité est là, sans problème. Il y a des programmes qui ont besoin de clientèle. Par exemple, la technique de l’informatique, technique de génie plastique qui est un programme unique au Québec. On est les seuls à l’avoir. On a la technique de génie électrique », précise, Mme Rousseau. « On ne contingente pas. Il n’y a pas de limite », et le gouvernement est ouvert à la formule avec les restrictions dont on a parlé plus haut.
« C’est difficile de se fixer des objectifs sur des choses pour lesquelles on n’a pas le contrôle en ce moment. Ceci dit, on a tellement travaillé pour se faire une réputation à l’international, faire valoir notre diplôme d’études collégiales. On a pendant des années fait valoir le diplôme d’études collégiales. Il faut continuer, malgré les contraintes qu’on a en ce moment. On continue d’aller sur le territoire français notamment », souligne Mme Rousseau du Cégep de Thetford.
« Ça fait plus de 20 ans que les initiatives se font en recrutement international. On poursuit, on affine, on améliore, on adapte aussi notre milieu à cette richesse-là d’avoir des étudiants internationaux. On a des partenaires à l’étranger aussi. Donc, on poursuit malgré certaines contraintes qu’on a » de conclure Anne-Marie Rousseau.