Le Club de radioamateur de la Vallée des Appalaches recrute

Boris Chassagne | 30 octobre 2026 | 08:30
À gauche René VA2RTP vice-président du Club de VE2CVA, au centre Luc Drolet VE2LUQ président du Club de VE2CVA et Fareed VE2JMO directeur du Club de VE2CVA. (Photo: Club de radioamateur de la Vallée des Appalaches)

Le Club de radioamateur de la Vallée des Appalaches VE2CVA cherche à partager sa passion pour le médium avec la population de la région.

Le Club invite les jeunes et moins jeunes qui cherchent « un loisir captivant qui combine technologie, science et entraide communautaire » à devenir radioamateur VE2 ou VA2 avec le club. Obtenir son permis qui est valide à vie peut se faire en l’espace de quelques mois.

Le Club qui compte déjà une cinquantaine de membres, avoue vouloir grossir son membership et faire découvrir à un plus grand nombre d’Appalachiens, ce mode de communication sans frontières, encore très populaire à travers le monde en dépit de toutes les avancées technologies, mises à notre disposition à travers un simple téléphone cellulaire. Car plusieurs estiment encore que la « radio amateur est un loisir moderne, grand public et en pleine évolution », écrit le Club.

Luc Drolet, de Robertsonville, est le président de ce Club depuis 20 ans. Toujours fasciné par la propagation des ondes, les efforts déployés par la sécurité civile, et surtout par cette communauté de communicateurs-trices, résolus à briser les frontières et à faire fi des questions politiques, dans un langage qui a ses codes et surtout, exempt de vulgarités.

« C’est de contrôler la propagation des ondes. Je connais des gens qui font du Moon Bouncing. Il y en a un, qui dirige son signal vers la Lune, et s’en sert comme un miroir. L’onde revient sur la Terre. C’est quelque chose qu’il faut expérimenter. »

La spécificité du médium est qu’il est de très longue portée. Ce sont des ondes courtes. C’est pour ainsi dire un walkie-talkie bidirectionnel mondial et parfois même spatial ! Et on peut faire beaucoup avec très peu d’équipements. Les choses ont tellement évolué ces dernières années. De l’un, le morse n’est plus obligatoire pour obtenir son permis. Ça en rebutait plus d’un. De deux, « on peut même faire du deux mètres avec son téléphone cellulaire maintenant. Sinon, tout est en format réduit et les prix peuvent varier de quelques centaines de dollars à des milliers bien sûr.

Il faut savoir que les radios amateurs sont souvent sollicités par les services de sécurité civile lors des tremblements de terre, tsunamis, incendies ou pannes majeures. Mais la radio amateur, c’est surtout un outil de communication transfrontalier gratuit, qui a ses codes. Par exemple, d’exclure la politique des conversations et certaines autres règles de radioétiquette. « S’il arrive un conflit de la sécurité civile, je te laisse cinq minutes, ton cellulaire marche plus. Parce que toutes les ondes, les relais, les satellites et tout, vont être pris », rapporte M. Drolet.

Le Club qui précise que le « terrain de jeu des radioamateurs s’étend désormais jusque dans l’espace. Ses membres interceptent même les signaux de la Station Spatiale Internationale et réalisent des contacts via des microsatellites en orbite ». « Moi, j’ai fait des communications avec l’ISS, à deux reprises », nous rapporte Luc Drolet.

Ce loisir est accessible à tous et ne nécessite que peu de connaissances techniques, et peut s’exercer sans trop investir dans la technologie. Mais, il faut passer des examens. Voilà l’os. Mais « Club de radioamateur de la Vallée des Appalaches VE2CVA, vous accompagne pas à pas, à votre rythme, avec une méthode d’apprentissage simple pour vous préparer à l’examen officiel “ISDE” d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada en vue d’obtenir votre propre licence d’opérateur valide à vie ». Le président du Club était déjà prêt à le faire pour moi qui avais il y a quelques décennies, abandonné, découragé par l’apprentissage du morse.

Luc Drolet qui vient de former en quelques mois sa nouvelle recrue, qui n’a même pas encore son permis de conduire. « Il a eu sa licence, mais c’est vrai que c’est un gars qui travaille un peu en électronique chez eux. Il a passé sa licence et avec zéro investissement, il communiquait avec n’importe qui, n’importe où, sans frais », précise M. Drolet.