Le président de l’Association de la protection du Lac à la Truite d’Irlande, passe le flambeau

Boris Chassagne | 1 décembre 2025 | 13:07
Le lac à la truite, à Irlande. (Photo: courtoisie)

Réjean Vézina, président de l’Association de protection du lac à la Truite d’Irlande (APLTI) quitte son poste après avoir passé plus de dix ans au service de cet organisme citoyen. Il va cependant continuer de s’impliquer en tant qu’administrateur et trésorier.

Mme Cynthia Brisson lui succède. La nouvelle présidente pourra compter sur une équipe rajeunie par l’arrivée de deux nouveaux administrateurs, soit Marie-Ève Chrétien et Stéphane Rousseau. « Forte de cette énergie renouvelée et du travail accompli au fil des ans, l’APLTI aborde l’avenir avec confiance et détermination », assure l’APLTI.

Au cours de son mandat, M. Vézina a travaillé sans relâche en faveur de la protection de la rivière Bécancour et du lac à la Truite d’Irlande. L’association a fait le compte de ses réalisations par voie de communiqué.

Elle cite entre autres avancées, la rédaction du mémoire Le lac à la Truite d’Irlande, en voie de disparition, publié avec la collaboration du GROBEC et les autres associations riveraines, en 2013. Aussi, l’analyse hydrosédimentologique réalisée par la municipalité d’Irlande dans le but de restaurer le barrage de l’étang Stater, à la suite d’une pétition riveraine. La restauration du barrage de l’étang Stater a ensuite été complétée avec le soutien d’une firme privée d’excavation, de l’ingénieur Miroslav Chum, d’Environnement Canada et de Canards illimités pour restaurer le barrage, en 2016-2017.

La plus importante étude paléolimnologique en Amérique du Nord, initiée en collaboration avec l’Université Laval en 2015. Intitulé Projet d’études paléolimnologiques des lacs du bassin de la rivière Bécancour, cette étude confirme que le milieu aquatique est dans un état avancé de dégradation, en raison de l’érosion des haldes, mais aussi des importants déversements d’eaux usées en provenance de Thetford Mines.

Un autre membre fondateur de l’APLTI a aussi annoncé son départ de l’association. Il s’agit de Martin Turcotte.

L’APLTI, lancée en juillet 2015, réunit aujourd’hui une foule d’acteurs comme le ministère de l’Environnement, la Ville de Thetford. Cette dernière, précise l’association, a investi massivement dans le traitement de ses eaux usées et les municipalités en aval de la station d’épuration de Black Lake qui sont plus conscientes de la pollution
provenant de l’amont.

Rappelons que l’exploitation minière de l’amiante, précise l’APLTI, « a grandement impacté la qualité de l’eau de la rivière Bécancour et de ses lacs fluviaux. Seul un fonds de redevances sur la valorisation des résidus miniers amiantés pourra financer sa réhabilitation. Il sera aussi important de continuer l’échantillonnage et de rendre publics les résultats. Les municipalités et les gouvernements doivent aussi collaborer davantage avec les organismes bénévoles »,de conclure l’Association de protection du lac à la Truite d’Irlande.