Disraeli demande à sa population d’être vigilante face aux espèces envahissantes

Boris Chassagne | 28 mai 2026 | 09:57
(Photo: ministère de l'Environnement du Québec)

La ville de Disraeli est aux aguets, face à la prolifération des plantes exotiques envahissantes sur son territoire. Ces espèces menacent l’écologie des cours d’eau et de différents milieux naturels.

La Ville de Disraeli lance donc une campagne de sensibilisation auprès de la population pour l’encourager à adopter des comportements aptes à contrôler leur prolifération sur son territoire.

« Les espèces exotiques envahissantes sont des plantes introduites hors de leur aire de répartition naturelle dont la propagation menace la biodiversité, l’économie et la santé », explique le gouvernement du Québec. « Une fois établies, elles supplantent la flore indigène et nuisent aux habitats fauniques. »

Ces plantes sont nombreuses à nuire à l’environnement. Certaines sont même extrêmement dangereuses pour la santé humaine dont la berce du Caucase dont la sève peut provoquer de très graves brûlures. Sa présence a été observée dans plusieurs régions, dont celle de la Chaudière-Appalaches, rapporte le ministère de l’Environnement du Québec.

Le gouvernement du Québec a d’ailleurs récemment annoncé un projet de règlement, qui doit entrer en vigueur le 1er décembre prochain. La vente et la culture de 31 espèces seront strictement interdites.

Parmi les espèces les plus problématiques identifiées au Québec, on retrouve la renouée du Japon qui forme des massifs denses et bloque la lumière, le phragmite ou le roseau commun qui est considéré comme l’une des pires espèces, le nerprun qui est un arbuste qui envahit les milieux naturels, et le Myriophylle à épis qui envahit les lacs.

La ville de Disraeli invite la population à les reconnaître, à les supprimer et à favoriser la plantation d’espèces indigènes. L’application mobile Sentinelle peut aider. On recommande par ailleurs de ne pas composter ces plantes, mais plutôt de les jeter avec les ordures ménagères.