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María Corina Machado ne participera pas à la cérémonie de remise du Nobel de la paix
María Corina Machado n'a pas été vue en public depuis 11 mois. Sa fille acceptera le prix en son nom. Cette photo de Mme Machado a été prise le mercredi 28 août 2024 à Caracas, au Venezuela. ASSOCIATED PRESS/Ariana Cubillos La figure de proue de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado ne sera pas présente mercredi à Oslo pour la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix.
Mme Machado n’a pas été vue en public depuis 11 mois. C’est sa fille qui acceptera le prix en son nom lors de la cérémonie qui se tiendra dans la capitale norvégienne.
La porte-parole de Mme Machado, Claudia Macero, a confirmé que sa cliente ne sera pas présente à la cérémonie Nobel. Elle a cependant dit être optimiste que Mme Machado pourra participer au reste du programme de la journée.
Mme Macero n’a pas donné d’informations sur l’endroit où se trouve actuellement Mme Machado.
Des personnalités latino-américaines de premier plan avaient prévu d’assister à la cérémonie de mercredi en signe de solidarité avec Mme Machado.
Le président argentin, Javier Milei, le président équatorien, Daniel Noboa, le président panaméen, José Raúl Mulino, et le président paraguayen, Santiago Peña, avaient notamment confirmé leur présence.
Mme Machado vit cachée et n’a pas été vue en public depuis le 9 janvier, date à laquelle elle a été brièvement détenue après avoir rejoint ses partisans lors d’une manifestation à Caracas, la capitale du Venezuela.
Cette femme de 58 ans lutte pour une transition démocratique dans son pays d’Amérique du Sud. Elle est décrite comme une femme «qui maintient la flamme de la démocratie allumée dans une obscurité grandissante».
Mme Machado a remporté les primaires de l’opposition et avait l’intention de se présenter contre le président Nicolás Maduro lors de l’élection présidentielle de l’année dernière.
Or, le gouvernement lui a interdit de se porter candidate. Le diplomate à la retraite Edmundo González a pris sa place.
La période précédant les élections du 28 juillet 2024 a été marquée par une répression généralisée, notamment des disqualifications, des arrestations et des violations des droits de la personne.
Cette répression s’est intensifiée après que le Conseil national électoral du pays, composé de fidèles de M. Maduro, a déclaré le président sortant vainqueur.
M. González a demandé l’asile en Espagne l’année dernière après qu’un tribunal vénézuélien a lancé un mandat d’arrêt à son encontre.
Les responsables des droits de la personne des Nations unies et de nombreux groupes indépendants ont exprimé leur inquiétude face à la situation au Venezuela. Ils ont demandé que M. Maduro soit tenu responsable de la répression des dissidents.
Selon le site officiel du prix Nobel de la paix, cinq anciens lauréats étaient détenus ou emprisonnés au moment où le prix leur a été décerné, les plus récents étant la militante iranienne Narges Mohammadi en 2023 et le défenseur des droits de la personne biélorusse Ales Bialiatski en 2022.
Les autres étaient Liu Xiaobo (Chine) en 2010, Aung San Suu Kyi (Myanmar) en 1991 et Carl von Ossietzky (Allemagne) en 1935.