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La course à la chefferie caquiste est bien lancée: la ministre Christine Fréchette reçoit l’appui du ministre Gilles Bélanger
La ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie du Québec, Christine Fréchette, sourit lors d'un remaniement ministériel à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 10 septembre 2025. Le nom de Mme Fréchette circule pour remplacer le premier ministre François Legault à la tête de la Coalition Avenir Québec (CAQ). LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Une journée à peine après le départ fracassant du premier ministre François Legault, la course à sa succession est déjà lancée. Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, vient de donner son appui à sa collègue Christine Fréchette.
«Je pense que Christine est la meilleure candidate», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi. Gilles Bélanger croit que la ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pourrait maintenir la cohésion au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ) entre le camp nationaliste et le camp de l’économie.
Le nom de Christine Fréchette circule actuellement pour la chefferie, mais la principale intéressée ne s’est pas encore prononcée. «Elle a une ouverture», assure Gilles Bélanger. Il croit également qu’il serait préférable que le parti évite une course et que la ministre Fréchette soit couronnée. «Je crois qu’une course à sept ou huit, où on se tiraille un peu pendant trois ou quatre mois, ça ne sera pas bon. Je pense qu’il faut être capable de retomber rapidement sur nos pieds. (…) Ça serait bien si tout le monde se ralliait et qu’il y avait un couronnement», soutient-il. Gilles Bélanger assure que d’autres de ses collègues vont appuyer Mme Fréchette, sans s’avancer sur des noms.
Ancienne péquiste, Christine Fréchette s’est fait élire pour la première fois en 2022 sous les couleurs de la CAQ. Elle occupe tout d’abord le poste de ministre de l’Immigration. Après le départ de Pierre Fitzgibbon, elle reprend les dossiers du superministre de l’Économie. Elle a notamment piloté l’importante réforme de l’énergie adoptée sous bâillon en juin dernier.
Les autres candidats potentiels
Plusieurs autres noms circulent pour la succession de François Legault. Jeudi, le ministre des Finances, Eric Girard, a indiqué qu’il était «intéressé» par la chefferie, mais qu’il était trop tôt pour dire s’il faisait le saut. Il souhaite connaître les règles avant. «Je suis intéressé à contribuer à la relance du parti. Le potentiel économique du Québec est exceptionnel. Le Québec est une société moderne et c’est notre responsabilité comme parti d’offrir une alternative crédible aux Québécois», a-t-il affirmé.
Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, n’a pas non plus fermé la porte. «J’ai beaucoup d’amis. Certains m’encouragent et il faut penser à ça», a-t-il affirmé en mêlée de presse. Questionné sur le sujet jeudi, le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, a répondu: «Je ne suis pas rendu là ». En entrevue au FM93 mercredi, l’ex-ministre de la Sécurité publique François Bonnardel n’a pas exclu la possibilité de se lancer.
Le ministre des Relations internationales, Christopher Skeete, a semblé ouvrir la porte sur le réseau social X. «J’ai occupé tous les postes possibles au sein de mon parti et j’ai pleinement l’intention de contribuer à la construction du prochain chapitre avec la tête haute, des idées renouvelées et le cœur gros et rempli d’optimisme pour l’avenir du Québec», a-t-il écrit.
Les ministres Geneviève Guilbault et Sonia LeBel pourraient aussi être intéressées par la chefferie.