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Les organismes communautaires sont à « boutte » et cogitent une grève générale
Vanessa Angers, présidente du CA du Havre et Kevin Lamothe, intervenant, au Salon des organismes en octobre 2025. (Photo: Le Havre) L’idée de déclencher une grève générale gagne du terrain dans le milieu communautaire québécois. Près de 1 000 organismes communautaires de la province pourraient du 23 mars au 2 avril, observer une grève partielle ou totale, afin de dire au gouvernement qu’ils sont à bout de souffle.
Des organismes, comme celui du Havre à Thetford Mines, en ont assez d’être considérés comme des ouvriers au rabais et dénoncent le sous-financement chronique du secteur. Ils n’en peuvent plus de faire les frais du désengagement de l’État et de devoir assumer les responsabilités de Québec et dont le Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire arrive à terme en 2026.

Kevin Lamothe est depuis l’an dernier, intervenant pour l’organisme Le Havre de Thetford Mines. Il a aussi, pendant deux ans, été le directeur de la Maison des jeunes de Thetford. Le Havre qui a pour mission d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec un problème de santé mentale sur le territoire de la MRC des Appalaches. M. Lamothe estime « que les organismes communautaires sont sous-financés. Et durant ces deux semaines ont va mettre en branle certaines actions. On va rester ouverts, mais avec des services de base ».
Des demandes qui n’ont pas changé depuis des lustres
« On réclame de meilleures conditions de travail pour les employés du communautaire, un financement suffisant et récurrent pour accomplir notre mission. Aussi, la reconnaissance pleine et entière des organismes, une protection de notre autonomie, et la fin du financement précaire ». Aussi que tous les partis politiques s’y engage. Le secteur communautaire qui en somme demande à Québec « d’investir dans le secteur communautaire et de le considérer comme un allié stratégique », précise M. Lamothe. Les organismes qui peinent aujourd’hui à faire face à la hausse du coût de la vie, à retenir leur main-d’œuvre et à diversifier leurs activités.
Un premier mouvement de grève régional avait été observé à Shawinigan en octobre 2025. La mobilisation a ensuite gagné du terrain. Le gouvernement avait été forcé d’y prêter l’oreille et de rencontrer des représentants du secteur pour entendre leurs doléances. Un grand rassemblement du « Communautaire à boutte » doit se tenir à Québec, devant l’Assemblée nationale, le 2 avril prochain.