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Semaine nationale de la prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles
(Photo: illustration de depositphotos) On souligne cette semaine à travers le Québec, la Semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles. La direction du Centre de services scolaire des Appalaches rappelle que chaque école du CSSA a un plan de lutte pour contrer la violence et l’intimidation.
Le CSSA rappelle que « toute personne victime ou témoin d’une situation peut joindre un adulte pour être accueillie et qu’un climat sain, sécuritaire et positif à l’école est une responsabilité partagée ».
Cette campagne, qui se déploie du 23 au 27 mars, bénéficie de l’appui de la Sûreté du Québec qui prend l’affaire très au sérieux avec sa campagne « Avant d’agir, demande-toi si tu as dépassé la limite ». Les policiers qui rappellent que « la violence et l’intimidation entre les élèves et envers le personnel scolaire, ainsi que la cyberintimidation peuvent être considérées comme un crime. Certaines situations de violence, d’intimidation ou de cyberintimidation peuvent aussi être liées au sexe, au genre, aux stéréotypes sexuels, aux rapports inégalitaires ou à des comportements à caractère sexuel ». Ces gestes peuvent aussi, dans certains cas, constituer des infractions criminelles.
La Sûreté du Québec cite de nombreux exemples, comme l’incitation à la haine ou l’intimidation fondée sur des caractéristiques personnelles, comme l’origine ethnique, la religion, le sexe ou l’orientation sexuelle. Ou encore, proférer des menaces, se livrer à de la violence physique ou verbale, ou propager des rumeurs malveillantes. Le fait de partager une image intime sans consentement, le harcèlement sexuel ou les gestes à connotation sexuelle non désirés et des propos humiliants, dégradants ou menaçants fondés sur le sexe, le genre, l’orientation sexuelle ou l’expression de genre constituent aussi des infractions criminelles.
La Presse Canadienne rapporte que de nouvelles données de la Santé publique de Montréal suggèrent que la violence est en hausse dans les écoles, surtout chez les filles. Selon ces données, qui ont été dévoilées par « La Presse », la proportion d’élèves disant vivre de la violence a atteint 41 % en 2022-2023, contre 36 % en 2016-2017 à Montréal.
Le député du Parti québécois Pascal Paradis croit que ces chiffres démontrent qu’il faut déclencher une enquête nationale sur la situation dans les écoles. Le Parti libéral du Québec estime aussi qu’il est temps de tenir des états généraux sur l’éducation
La Sûreté du Québec, qui souligne que chaque personne a une responsabilité civile dès l’âge de 7 ans, et peut faire l’objet de poursuites et devoir verser une réparation financière à la victime. À 12 ans, « lorsqu’un geste d’intimidation est de nature criminelle, des conséquences légales peuvent s’appliquer, comme des rencontres avec la police, des mesures extrajudiciaires, des travaux communautaires, et l’ouverture d’un dossier dans le système de justice pour les adolescents. Dans le cas d’un mineur, les parents sont généralement responsables des dommages causés par leur enfant.
De nombreuses ressources pour aider les jeunes victimes d’intimidation ou de violence
Une foule de ressources sont à disposition des jeunes victimes, d’abord à l’école elle-même, auprès d’un des professeurs ou de la direction, mais aussi, en dehors du cadre scolaire. Des services confidentiels sont mis à disposition des jeunes victimes. Le Protecteur national de l’élève (PNE) « veille au respect des droits des élèves au regard des services qui leur sont rendus et du suivi donné par un établissement à un signalement ou à une plainte concernant un acte de violence à caractère sexuel.
Un ou une jeune peut aussi faire appel au Service de consultation téléphonique gratuit et confidentiel Info social au 811. Tel-Jeunes offre un service de clavardage en ligne et téléphonique, tout comme Jeunesse, J’écoute, le service Info-Aide violence sexuelle, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels, et Aidezmoisvp.ca.
Toute la liste peut être retrouvée sur cette page du Gouvernement du Québec.