Christine Fréchette est assermentée en tant que première ministre du Québec

La Presse Canadienne | 15 avril 2026 | 16:49
Christine Fréchette s'est fait élire cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) à Drummondville le 12 avril 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov)

C’est officiel : Christine Fréchette a été assermentée en tant que 33e première ministre du Québec. Elle devient la deuxième femme de l’histoire du Québec à occuper cette fonction après Pauline Marois.

La cérémonie d’assermentation s’est tenue en grande pompe à l’Agora de l’Assemblée nationale mercredi après-midi en présence de plusieurs dignitaires, de la députation caquiste, du personnel politique et des proches de Mme Fréchette.

« Aujourd’hui, je prends la parole avec humilité, avec reconnaissance, et surtout, en étant bien consciente de l’ampleur de la responsabilité qui m’est confiée », a déclaré la nouvelle cheffe du gouvernement québécois peu après avoir prêté serment.

Christine Fréchette a battu Bernard Drainville dans la course pour succéder à François Legault. Depuis sa victoire, dimanche, elle martèle que sa priorité à très court terme sera d’aider les Québécois étouffés par la hausse du coût de la vie. Elle a notamment promis d’agir sur le panier d’épicerie, l’essence et les droits de mutation immobilière.

« Mon nouveau gouvernement va alléger la pression sur les Québécois. On va protéger notre économie et notre identité. Et on va redonner confiance aux Québécois », a-t-elle réitéré, mercredi.

Mme Fréchette doit par ailleurs annoncer la composition de son conseil des ministres la semaine prochaine. En entrevue mardi au 98,5 FM, elle a indiqué qu’elle ferait une place aux pro-Drainville et qu’elle n’écartait pas de faire entrer un non-élu.

Élue pour la première fois en 2022 dans la circonscription de Sanguinet, sur la Rive-Sud de Montréal, Mme Fréchette a été ministre de l’Immigration, de l’Économie et de l’Énergie dans le cabinet Legault. 

La politicienne de 55 ans fait maintenant face à un défi de taille : unifier la CAQ après une lutte fratricide et la faire remonter dans les sondages, alors qu’elle est toujours loin derrière le Parti libéral et le Parti québécois à l’approche des élections du 5 octobre.