Rencontre avec Fréchette : les syndicats saluent le changement de ton à Québec

Boris Chassagne | 30 avril 2026 | 10:03
Caroline Senneville, présidente de la CSN, lors d'une conférence de presse à Québec, le 13 février 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Karoline Boucher)

Les quatre principales centrales syndicales sont sorties satisfaites, mercredi soir, de leur première rencontre avec la première ministre Christine Fréchette. Elles ont même comparé Mme Fréchette à son prédécesseur, François Legault, en laissant entendre que les deux politiciens étaient le jour et la nuit.

Cette rencontre au sommet, qui se tenait au bureau de la première ministre à Québec en vue de la Journée internationale des travailleurs, a duré pas moins de 1 h 30.

À leur sortie, les représentants syndicaux étaient souriants. Ils ont rapporté avoir « beaucoup parlé » durant la rencontre et salué la grande « écoute » de Christine Fréchette. « C’est un autre univers, a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n’est pas le même ton. Beaucoup plus d’écoute. Ça a l’air banal, mais prendre le temps d’écouter l’autre (…) ce n’est pas rien. Jamais, dans la rencontre d’aujourd’hui, on n’a senti un esprit de confrontation », a-t-elle ajouté.

Le long entretien aurait servi à aborder la « philosophie » de tout un chacun, et non pas à formuler des demandes très concrètes. « On a expliqué comment on pouvait contribuer au Québec », a relaté le président de la CSD (Centrale des syndicats démocratiques), Luc Vachon. « Le ton était cordial, professionnel, raisonnable et responsable », a fait savoir de son côté Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ. « On ne s’est pas fait accueillir avec un ton belliqueux. Nous, on arrivait avec la main tendue, et puis on a eu une discussion, un dialogue. Maintenant, on attend les actions ». Les syndicats disent attendre, par exemple, des « invitations à travailler ensemble ».

« Pendant les derniers mois, on n’était pas invités. On déposait des projets de loi dans notre face, on disait : « Voici ce qui va arriver »», a déploré Éric Gingras, président de la CSQ. « Depuis maintenant plus d’un an et demi, c’est toujours la confrontation. Ça disait que les syndicats ne sont pas capables de travailler, puis ils ne veulent pas avancer. « Maintenant, il y a une écoute. C’était cordial, c’était intéressant », a-t-il observé.