Paul St-Pierre Plamondon prévoit un référendum après Trump, en 2029 ou 2030
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'exprime lors d'une conférence de presse au congrès du parti à Saint-Hyacinthe, le vendredi 23 janvier 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi) S’il remporte l’élection, le Parti québécois (PQ) attendra le départ de Donald Trump en 2029 pour tenir un référendum sur l’indépendance du Québec, a déclaré mardi son chef, Paul St-Pierre Plamondon, dans un long message publié sur les réseaux sociaux.
Il a indiqué vouloir « clarifier » deux choses à l’aube du déclenchement des élections provinciales : il tiendra bel et bien un référendum dans un premier mandat, mais cette consultation populaire n’aura pas lieu « tant que Donald Trump sera président des États-Unis ». Bien qu’il eut déjà abordé le sujet par le passé, M. St-Pierre Plamondon ne s’était jamais prononcé formellement sur le moment précis de la tenue d’un référendum.
Mardi, il a fait valoir « qu’un enjeu aussi crucial que celui de l’avenir politique du Québec exige des conditions qui permettent un débat éclairé et serein ». « Il ne doit pas être confisqué par les soubresauts de la politique américaine, ni par les coups d’éclat d’un président imprévisible, ni par des campagnes de peur », a-t-il écrit. « Formellement, cela signifie donc qu’un gouvernement du PQ ne tiendra pas de référendum avant le 20 janvier 2029, date de la fin du mandat de Trump à la Maison-Blanche », précise-t-il.
Avec cette prise de position, le chef péquiste croit « désamorcer complètement l’argument selon lequel ce serait le pire moment pour réfléchir à notre avenir en raison de Trump ».