La 37e Nuit des sans-abris soulignée à Thetford
(Photo: visuel de la campagne 2026) Le Centre Domrémy des Appalaches de Thetford Mines participe en ce vendredi à la 37e édition de la Nuit des sans-abris. Cet événement a cours dans plus d’une centaine de municipalités de la province. Le Centre Domrémy de Thetford prendra localement les commandes de l’événement de 16 h à 20 h.
« Depuis 1989, chaque 3e vendredi du mois d’octobre, des personnes passent la nuit dans la rue en signe de solidarité avec ceux et celles qui y vivent dans des conditions précaires et souvent intenables », écrit la direction de l’événement.
On souligne aussi cette journée par l’organisation de rassemblements, de marches de solidarité, ou encore par des témoignages de personnes qui ont traversé l’itinérance. De nombreuses prestations artistiques prennent aussi l’affiche.
L’artiste Samian a été choisi comme porte-parole provincial de l’événement, lui qui a vécu l’itinérance de près et qui a un jour, retrouvé son père, alors que celui-ci vivait dans la rue. Cette expérience a, dit-il, transformé son regard sur l’itinérance.
Anabel Vachon, coordonnatrice de la prévention et la mobilisation au Centre Domrémy des Appalaches, qui va avec son équipe, accueillir les visiteurs « pour mieux comprendre les réalités vécues par les personnes en situation d’itinérance, découvrir les ressources en itinérance de la région, visiter notre refuge. Le public pour échanger avec les intervenants terrain, et contribuer directement à la cause ». L’organisme qui signale qu’il sera aussi ouvert à recevoir des dons (vêtements chauds, couvertures, hygiène, etc.).

Le Centre Domrémy, inauguré dans les années 1960′, est piloté par une trentaine de personnes vouées à endiguer le phénomène de l’itinérance et à favoriser leur réinsertion sociale. Le Centre accueille aujourd’hui un maximum de sept personnes dans son refuge, et d’autres en hébergement post-thérapie. Les intervenants du centre qui font aussi de la prévention dans les écoles, et d’autres en suivi externe. Une équipe mobile sillonne aussi le territoire.
Les causes de l’itinérance sont aussi multiples que les gens qui en sont les victimes. Consommation, difficultés économiques, santé mentale, maladie : les causes de l’itinérance sont nombreuses. « Dans la région, l’accessibilité au logement est hyper difficile. Ça fait quelques années que ça se trame, mais on dirait qu’il y a un pic depuis un ou deux ans », nous dit Anabel Vachon.

« On a des jeunes dans la vingtaine à qui il arrive des malchances, qui n’ont pas nécessairement de problèmes de consommation ou de 70 ans qui peuvent venir faire un séjour. Ils ont tous un parcours différent. Il leur est arrivé des choses. Maintenant, tu passes au travers du chômage, tu n’as plus d’argent. Tu perds ton logement, tu perds ta job. C’est souvent ça, en fait », précise Anabel Vachon. « Et les intervenants doivent encaisser les coups, se montrer forts. « C’est sûr que ça peut être très déstabilisant. Chaque parcours vient nous chercher. Mais je pense que notre équipe est vraiment là pour les accompagner là où ils se trouvent. »
« On est vraiment là dans l’écoute et dans l’accueil de leur vécu. À la base, notre mission, c’est la réinsertion sociale. Que ce soit dans la prévention, la résolution des méfaits, notre refuge en intolérance. Notre but, c’est toujours de ramener la personne, de la réaffilier à la société », ajoute Mme Vachon.
La Nuit des sans-abris est coordonnée par le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec, lequel regroupe 18 tables de concertation régionales en itinérance, dont font partie près de 300 organismes au Québec.