Le prix des loyers en hausse de 14 % en quatre ans à Thetford Mines

Boris Chassagne | 12 décembre 2025 | 13:22
(Photo: Depositphotos.com)

Le Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) sonnent l’alarme. La crise du logement fait toujours rage au Québec. Depuis 2021, la hausse des coûts du loyer a dépassé les 14,08 % à Thetford Mines. Selon le RCLALQ, « les données offrent la preuve que la stratégie gouvernementale pour régler la crise du logement est un échec. »

Les loyers explosent à Thetford et dans l’ensemble du Québec aussi, depuis 2021
Dans toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec, les loyers ont pratiquement doublé entre 2021 et 2025. Rien qu’en 2025, les locataires de Trois-Rivières ont fait face à une vertigineuse hausse de 15,18 %. Les villes de Québec (9,65 %) et Ottawa-Gatineau (6,85 %) ne sont pas en reste, alors que Montréal (10,54 %) et Sherbrooke (9,33 %) enregistrent elles aussi des augmentations inquiétantes. Même les milieux ruraux sont affectés. Les augmentations atteignent, par exemple, 16,42 % à Cowansville, 14,71 % à Sept-Îles, ou encore 14,08 % à Thetford Mines.

Les logements abordables sont introuvables
Les familles à faibles revenus peinent à trouver des logements à la mesure de leurs moyens. Selon la SCHL, bien que 5,9 % des logements affichés à plus de 1 900 $ soient vacants, seuls 1,6 % des logements de moins de 1 300 $ sont libres. La SCHL estime « que les politiques misant uniquement sur la construction de logements privés ne peuvent résoudre la crise ». Et la logique de l’offre et la demande, échouent à répondre aux besoins criants des locataires. « En réalité, l’augmentation du taux d’inoccupation observée cette année n’offre aucun répit aux locataires », explique Émile Boucher, organisateur communautaire au RCLALQ.

La seule solution serait un gel des hausses de loyer. « Les règlements encadrant le marché sont nettement insuffisants. Le gouvernement doit décréter un gel des hausses de loyers jusqu’à ce que des règlements protégeant efficacement les locataires soient effectifs », affirme M. Boucher. « Locataires, n’oubliez pas que vous avez des droits. Vous pouvez refuser une hausse abusive. Ce recours demeure méconnu et sous-utilisé. Sans ces refus, le contrôle des loyers au Québec est tout simplement ineffectif. », rappelle Noémie Beauvais, organisatrice communautaire au RCLALQ.