Le conseil de ville de Thetford irrité par l’attitude de Québec et d’Ottawa envers les travailleurs temporaires

Boris Chassagne | 5 février 2026 | 09:00
Le Conseil de Ville de Thetford, lundi, 2 février. (Photo: capture d'écran de Nous.tv)

Le gouvernement caquiste se fait critiquer de toutes parts après avoir aboli le Programme de l’expérience québécoise ou PEQ. Le Conseil de ville de Thetford et le Conseil du patronat sont les derniers en lice.

Le conseil municipal de la Ville de Thetford Mines a même voté lundi une résolution à cet effet, joignant sa voix à celle de l’Union des municipalités du Québec. Pour les élus de Thetford, « cette prise de position est avant tout une question d’équité, de cohérence et d’humanité. Le Québec se construit, précise la ville, avec celles et ceux qui y travaillent, y vivent et y contribuent, jour après jour. Les personnes touchées par ces changements ne sont pas des chiffres, ce sont des collègues, des voisins, des parents, des
membres à part entière de nos communautés », écrit le conseil.

La Ville de Thetford Mines et l’UMQ estiment que les mesures annoncées dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) ne suffisent pas à corriger les effets de l’abolition du PEQ. Elles demandent notamment la mise en place d’une clause de droits acquis pour les orphelins du PEQ, et par Ottawa, l’abandon des restrictions imposées au PTET et l’instauration d’une clause de droits acquis pour les travailleuses et travailleurs concernés.

« Au cours des dernières années, nous avons accueilli un grand nombre de travailleuses et travailleurs étrangers. Ces personnes ont choisi Thetford, y ont bâti leur vie et ont permis à des entreprises locales de poursuivre leurs activités. Elles font désormais partie intégrante de notre communauté et il est impératif qu’elles bénéficient d’une garantie de pouvoir rester ici », a déclaré le maire de Thetford, Marc-Alexandre Brousseau.

De son côté, le Conseil du patronat prévient que les mesures mises en place par le gouvernement caquiste pour combler les besoins de main-d’œuvre avec des travailleurs immigrants ne fonctionnent pas et que le Programme de sélection des travailleurs qualifiés, mis en place pour remplacer le PEQ, est un échec.