La GRC appréhende un homme de Lévis en lien avec de la propagande de l’État islamique

Boris Chassagne | 21 mai 2026 | 14:25
Une épaulette de la GRC, photographiée à Edmonton, le mercredi 5 février 2025. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Jason Franson)

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a procédé jeudi à l’arrestation d’un homme de Lévis soupçonné d’avoir voulu commettre des infractions terroristes.

Mohamed Ali Ben Chaoua, âgé de 40 ans, a été interpellé dans le cadre d’une enquête en matière de sécurité nationale des policiers fédéraux du Détachement de Québec.

L’enquête a débuté en mars 2025 à la suite d’un signalement effectué en ligne sur le site info-sécurité nationale de la GRC. Selon les informations dévoilées par la GRC, M. Ben Chaoua aurait diffusé de nombreuses publications, sur le réseau social TikTok, en soutien à l’État islamique.

Rejoint par La Presse Canadienne, le sergent Erique Gasse, de la GRC, a expliqué que les policiers étaient toujours à fouiller la résidence du suspect jeudi matin. « Le groupe armé État islamique est une entité qui est considérée terroriste au Canada. L’opération ce matin, c’est vraiment de chercher, du côté du matériel électronique, tout ce qui pourrait être incriminant, puis aussi de faire en sorte que M. Chaoua cesse ses activités. »

La GRC entend le faire comparaître jeudi en fin d’après-midi au palais de justice de Québec afin de lui imposer un engagement de ne pas troubler l’ordre public en matière de terrorisme, conformément à l’article 810 du Code criminel. L’objectif est donc, à court terme, d’appliquer des mesures de surveillance et ce que le corps policier appelle « des outils de désescalade pour perturber ou atténuer d’éventuelles infractions de nature terroriste ».

« Le fait d’utiliser cet article-là devrait faire cesser les infractions de nature terroriste, mais aussi donner à nos policiers plus de recours pour des mesures de surveillance », a expliqué le sergent Gasse, mais des accusations pourraient aussi être déposées ultérieurement.

Celui-ci a expliqué par ailleurs que « le terrorisme, ce n’est pas simplement de faire sauter des ponts ou faire sauter des bombes. Le simple fait de diffuser ou de repartager du contenu en ligne qui est lié à un groupe terroriste peut entraîner des accusations en matière de terrorisme. C’est ce que M. Chaoua faisait. Il faisait vraiment la promotion et l’apologie du groupe armé État islamique, et ça, au Canada, c’est inacceptable. »