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L’ancien premier ministre Jean Charest à Thetford pour souligner les 10 ans du Fonds CERT
L'ancien premier ministre du Québec Jean Charest. (Photo: CERT) L’ex-premier ministre du Québec Jean Charest était de passage dans la région, invité par le Fonds Capital Expansion Région Thetford (CERT) dans le cadre de son 10e anniversaire de fondation. M. Charest s’est présenté au Centre des congrès de Thetford pour présenter une allocution devant une salle comble de gens d’affaires et de nombreux milieux de la région.
M. Charest, aujourd’hui, avocat chez TCJ, tenait à répondre favorablement à cette invitation qui lui a été lancée. Ici, l’entrevue que nous avons réalisée avec lui.
M. Charest. Merci, de prendre ce temps, c’est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd’hui. Vous êtes une personnalité publique très en demande. Qu’est-ce qui vous a poussé à répondre favorablement à l’invitation qui vous a été lancée aujourd’hui par le Fonds CERT ?
« Ce que le Fonds CERT a réussi ici, dans la région de Thetford, est remarquable. Vous aviez une région qui, il y a plusieurs années, était perçue davantage comme étant passive parce que le secteur minier s’était effondré. Et là, vous êtes dans une posture qui, honnêtement, est très impressionnante de transformer votre économie. Et le Fonds CERT lui a contribué. Ce qu’il y a derrière ça, c’est intéressant. Ce n’est pas juste le Fonds, ce n’est pas de l’argent, c’est le fait que c’est comme la population de la région a dit, — Moi, là, je vais changer mon économie. Et je vais prendre les moyens pour y arriver. — L’innovation, c’est une grande partie de ça. Et les témoignages qu’on a eus d’entreprises ce matin, honnêtement, c’était très impressionnant », de dire d’emblée Jean Charest, qui en a vu d’autres au cours de sa carrière politique et autrement. « C’est une région qui, honnêtement, est impressionnante. Alors, si les dix dernières années ont été bonnes, préparez-vous, les dix prochaines vont être meilleures », poursuit-il.
En effet M. Charest. Il semble qu’il n’y ait pas une semaine qui passe sans qu’un nouveau projet émerge dans la région. Nombreux sont ceux et celles, d’ailleurs, de différents milieux qui estiment que la région de Thetford est en train d’opérer un virage assez inhabituel. Rapide et inhabituel. Beaucoup de choses se passent pour une ville de cette taille, et dans la région aussi, d’ailleurs. Immobilier, industrie, innovation, immigration, développement aéroportuaire, pas plus tard qu’hier, et j’en passe. Quelle est votre lecture de ce qui se trame ici, M. Charest ?
« Tout ce que vous venez de nommer, c’est des choses qu’on remarque, pas uniquement au Québec et au Canada, mais aussi à l’international. J’étais en Europe la semaine dernière. Le New York Times, dans son édition internationale, avait un papier sur la région Thetford, puis une entreprise qui s’appelle Vema qui fait de la recherche sur l’hydrogène. Écoutez, ce n’est pas rien. C’est une demi-page d’un New York Times. Alors, tout ça témoigne d’un effort, qui est impressionnant pour refaire l’économie. Alors, basé sur quoi ? Les secteurs de la machinerie. D’ailleurs, vous avez un cégep qui est très bon dans ces secteurs-là de formation. Machinerie, équipement, industrie, mais également l’économie circulaire. Ça aussi, c’est une des forces de la région. C’est comme une marque importante de l’ADN de la région. »
Quel message teniez-vous à livrer aujourd’hui à la communauté réunie pour ce 10e anniversaire du Fonds Capital Expansion Région Thetford ?
« C’est que les 10 prochaines années vont être encore meilleures, dans la mesure où on se prend en charge. Mon commentaire aujourd’hui, c’était surtout sur les relations Canada–États-Unis et sur ce qui se passe dans le monde et à quel point il y a un bouleversement. Mais, il faut voir là-dedans les opportunités. Dans le fond, on va remercier Trump dans 20 ans de nous avoir sortis de notre torpeur et de nous avoir forcés à repenser notre économie, notre système fédéral et notre place dans le monde. Alors, moi, je suis très optimiste pour l’avenir. Malgré tous les défis, je sais que la région ici, Thetford et le Québec et le Canada vont tirer leur épingle du jeu ». Il y aura quelques couleuvres à avaler d’ici là ? « Des batailles à livrer, oui », préfère nous dire M. Charest.
Dites-moi, M. Charest, une dernière question. Qu’est-ce qu’on doit comprendre quand un ancien premier ministre se déplace dans la région pour participer à un événement tel que celui-ci ? Est-ce qu’il vous serait peut-être passé par l’idée de donner un coup de pouce aux libéraux (avant le déclenchement de la campagne électorale provinciale) ?
« Non, je ne suis pas ici pour faire de la politique partisane. Je suis très heureux dans mon rôle d’ancien premier ministre qui va surtout faire attention pour ne pas être la belle-mère. Il y a une nouvelle génération qui émerge au Parti libéral du Québec. Je suis très optimiste pour l’avenir. Ce que je souhaite, plus que tout, c’est que les Québécois aient un vrai choix aux prochaines élections. Ce qui est sain pour la démocratie. Après ça, les gens décideront. Pour le reste, c’est surtout par conviction et par admiration pour la région que je suis ici. J’ai travaillé pendant des années avec Laurent Lessard (né à Thetford Mines d’ailleurs, député et ministre sous Jean Charest), avec Luc Bertold aussi. Laurent, c’est un ami, un homme fantastique. Ça a été tellement un bonheur de travailler avec lui. Ça a été un député très fort pour vous (Frontenac). Et Christian Paradis, parce que Christian était à l’origine de la création du Fonds Capital Expansion Région Thetford. Christian Paradis, l’ancien député fédéral, et ministre… Vous avez eu un bon leadership. Vous (la région de Thetford) en avez fait bon usage », de conclure Jean Charest.