Le député Luc Berthold engage la responsabilité de la ministre fédérale Lena Diab envers une immigrante victime de violence conjugale
(Photo: bureau de comté de Luc Berthold) Une immigrante et son enfant, victimes de violence conjugale et abandonnés par leur père au pays, devront selon toute vraisemblance quitter le Canada. Ceci, à moins que la ministre fédérale d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Lena Metlege Diab accepte de lui accorder le droit d’y travailler, en attendant que la cause soit entendue.
Le député de Mégantic–L’Érable–Lotbinière, leader parlementaire adjoint de l’Opposition officielle, Luc Berthold, déplore vivement l’inaction et le manque de sensibilité de la ministre Lena Metlege Diab et sa décision de ne pas intervenir, « malgré les éléments humanitaires importants et la grande vulnérabilité de cette mère et de son enfant. »
Se cacher pour survivre
La ressortissante refuse d’être identifiée et localisée pour des raisons de sécurité. « Elle vit depuis plus d’un an dans une ressource pour femmes victimes de violence avec son enfant. Elle ne demande pas de traitement de faveur juste de pouvoir gagner sa vie pendant les procédures normales d’immigration », de dire Luc Berthold qui a mis la ministre au fait de ce dossier dès le mois d’avril dernier et qui l’a relancée elle et son cabinet, à maintes reprises. « C’est triste de voir que la compassion ne semble plus avoir de place dans le chaos qu’a créé le gouvernement en immigration au pays. Il y a eu en tout une dizaine de communications. »
D’autant que « la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés prévoit clairement des mécanismes permettant d’intervenir dans des situations exceptionnelles ». soutient Luc Berthold qui en a parlé directement avec la ministre. « Je suis profondément préoccupé par son absence totale de considération face à la situation particulière de cette femme qui a été victime de violence conjugale », ajoute Luc Berthold.
La communauté les soutient à bout de bras et avec tout son cœur
La dame en question n’a pas de revenus. Elle est prise en charge par une maison d’hébergement, qu’on ne peut pas nommer. « Ce sont des gens de la communauté qui doivent subvenir à ses besoins, la loger », elle et son enfant. « Cette dame-là aurait voulu continuer à travailler pour prendre soin d’elle-même. Je trouve ça déplorable que malgré les circonstances de violence conjugale, qu’elle ait été abandonnée par son mari, que cette personne se retrouve devant absolument rien et qu’elle ne puisse même pas gagner des sous, pour avoir le temps de faire valoir son point après le départ de son mari », nous raconte le député Berthold. « C’est plus que malheureux, c’est choquant » de dire Luc Berthold.
« Les mécanismes prévus dans la Loi existent précisément pour répondre à des situations exceptionnelles comme celle-ci. La ministre, malgré mes interventions directes et multiples, a choisi de ne pas intervenir, alors qu’elle en avait la capacité », de conclure Luc Berthold. « La seule chose qui me reste en ce moment, c’est de dénoncer cette décision-là, comme je le fais actuellement, en espérant que le message soit entendu de la part du cabinet, de la part de la ministre. Techniquement, en tant que député, on a épuisé toutes les ressources. »