Kia Seltos X-Line Limited 2027, le petit frère qui a grandi

Arsenal Media | 25 juillet 2026 | 08:20
Photo courtoisie

Par Marc Bouchard

C’est dans la région de Québec que Kia a choisi de présenter le nouveau Seltos à un groupe de journalistes canadiens. Un endroit bien choisi qui a permis de marier la conduite urbaine, sur autoroute mais aussi rurale et un peu dynamique. Un bel endroit pour faire découvrir les qualités de cette deuxième génération du petit VUS très populaire de la famille Kia.

Le changement est important. La silhouette a évolué, les dimensions se sont étirées et les lignes sont plus athlétiques, sans être extrêmes. Le constructeur a carrément fait grandir son sous-compact d’un cran, au point où je me demande sérieusement si le Sportage ne devrait pas commencer à regarder par-dessus son épaule.

Du style

Commençons par ce qui saute aux yeux : le design. L’ancien Seltos avait ses charmes, mais il manquait clairement de présence sur la route. La mouture 2027, elle, s’impose. Plus longue, plus large, plus haute, avec un empattement étiré, elle affiche des proportions carrées et musclées qui la rapprochent visuellement de ses grandes sœurs électriques comme l’EV9 et l’EV5. Les poignées rétractables et la signature lumineuse arrière en témoignent.

Une fois à bord, la deuxième chose qui frappe, c’est la rigueur de l’assemblage. J’ai eu beau chercher un panneau mal ajusté, rien à redire. Les matériaux sont choisis avec goût, les commandes tombent bien sous la main, et l’ensemble dégage une solidité qu’on associerait davantage à un véhicule d’une catégorie supérieure. Ma seule réserve concerne les teintes intérieures, uniquement noires sur la X-Line Limited d’essai. Disons qu’à l’exception du double écran imposant, on aurait pu faire preuve d’un peu d’excentricité.

Le levier de vitesses traditionnel, lui, encombre toujours la console centrale, enlevant un peu de l’espace de rangement. Ce n’est pas dramatique, mais dans un habitacle autrement si bien pensé, ce genre de détail rappelle qu’on roule encore sur une base familière.

Le coffre

Voici où le Seltos 2027 frappe fort, et où j’insiste vraiment : l’espace de chargement. Avec 786 litres derrière la banquette et 1817 litres une fois celle-ci rabattue, le Seltos devance carrément des rivaux comme le Corolla Cross et le Crosstrek. On approche presque des chiffres qu’on voit dans le segment des VUS compacts dont, justement, le Sportage.
Les 60 mm de plus de l’empattement offrent plus de dégagement aux passager arrière ou à la marchandise, selon l’usage. Et l’ajout d’un faux plancher, ou d’une tablette de rangement, permet de maximiser cet espace ou de dissimuler des marchandises à la vue des passant. Kia n’est pas le premier à le faire, mais on aime l’idée.

Sur la route

Mécaniquement, rien de neuf : mon modèle d’essai logeait le turbo 1.6 litre de 190 chevaux, jumelé à une boîte automatique à 8 rapports. Oui, le même moteur sur l’ancienne génération avait 5 chevaux de plus, mais les normes antipollution plus sévères ont retiré un peu de souffle, ce qui ne se fait pas vraiment sentir.

Le moteur ne manque pas de jus, mais avec un poids en hausse, le comportement dynamique a pris du mou. La suspension digère bien les nids-de-poule du réseau routier québécois, mais dans les courbes, elle roule plus, et la direction reste avare en sensations.

Le Kia Seltos 2027 a clairement changé. Il ressort de cette mise à jour plus accompli, mieux dessiné et surtout plus silencieux grâce à une meilleure insonorisation, un reproche qui affectait l’ancienne génération. Entre son design plus moderne, son assemblage sans reproche et son coffre généreux, il n’a jamais été aussi proche de marcher sur les platebandes de son grand frère Sportage. Pour un peu moins cher quand même.

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