Un champ de tir dans les cartons à Saint-Joseph-de-Coleraine
(Photo: Club de tir des Appalaches) Le champ de tir que projette de construire le Club de tir des Appalaches à Saint-Joseph-de-Coleraine fera l’objet d’une consultation publique ce soir à 19 h, au 1 de la rue Grenier, dans la salle située au haut de l’aréna. Ce champ de tir, qui pourrait prendre racine dans le secteur de la Mine Normandie, sera doté d’installations intérieures et extérieures.
Il s’agirait du premier champ de tir à voir le jour en Chaudière-Appalaches, affirme Sylvain Blais, le président du Club de tir des Appalaches. Cet organisme, sans but lucratif, planche sur ce projet depuis près de quatre ans. La mairesse de Saint-Joseph-de-Coleraine, Nathalie Vachon, va présenter le plan du Club aux résidents. Ce projet doit obtenir le feu vert de la MRC des Appalaches. Une modification au zonage doit être autorisée avant que le projet n’aille de l’avant.

Un spécialiste des armes recruté
Le projet est construit avec la collaboration du spécialiste en maniement d’armes, Dave Young. Cet ancien résident de Thetford est parti travailler aux États-Unis pour des studios de télévision et avec les grands noms du cinéma, tel que Arnold Schwarzenegger. Son rôle était d’expliquer aux acteurs et aux équipes de tournage comment fonctionnent les armes à feu. « Il était instructeur aussi pour de grosses compagnies comme la GRC, la Sûreté du Québec, et les snipers du Québec », précise Sylvain Blais président du Club. Autrement dit, les armes à feu, ça le connaît.
Marc Giroux est l’instigateur de ce projet et membre du CA. Il planche dessus avec les autres membres de ce CA que sont David Boudreau, Benoît Cormier (un ancien architecte naval), Sylvain Blais, et Dave Young, depuis près de quatre ans et l’évalue sous toutes ses coutures. En tête de liste, les mesures de sécurité. D’autant que plusieurs corps policiers leur auraient signifié de façon verbale leur intérêt pour un site tel que celui-là. « Ça fait plusieurs années qu’on entend parler du monde qui aimerait avoir une place pour ajuster la carabine pour l’automne, pour la chasse, etc. C’est énormément de paperasse, de logistique, et de calculs. On a même sur le comité un gars des Forces armées qui nous donne un coup de main pour tout ce qui est contrôle balistique », soutient M. Blais.
Structures ouvertes et fermées pour le maniement de plusieurs types d’armes
Le projet est quand même d’envergure, même s’il n’est pas complètement ficelé. Les plans sont faits, les premiers rendus publiés. « Il va y avoir probablement des passes électroniques, surveillance par caméra, instructeurs de tir sur le champ ». Le terrain lui-même fait près d’un demi-kilomètre de largeur par 400 mètres de profondeur, nous dit Sylvain Blais. « On va donner des cours de maniement d’armes à feu à long terme. Dave Young a toutes ses qualifications pour donner des cours. Il va y avoir des caméras de surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On travaille en étroite collaboration avec la Sûreté du Québec. Le rayon de dangerosité a été évalué. On a fait nos tests, puis on a calculé nos choses avec Kevin Bernard de Robertsonville, un consultant, notre gars d’armée. »

Certains résidents du secteur leur ont fait part de leurs inquiétudes. Mais, M. Blais affirme les avoir rassurés. L’emplacement a été choisi de manière « stratégique, sécuritaire, puis ça va être fonctionnel à 100 %, puis tout le monde va y trouver son compte ». Même les possibles ricochets ont été anticipés.
M. Blais voit ce projet comme un service aux résidents. « Le but, ce n’est pas de faire de l’argent, mais c’est d’offrir un plus à la municipalité, et à ses environs. Les amateurs pourront s’exercer pour la chasse, pour le tir sportif, le tir dynamique, à l’arbalète, au tir au pigeon d’argile. Il va y avoir pas mal toutes les disciplines », précise M. Blais.
Et un simulateur de tir est aussi dans les plans. « Dave Young a créé un genre de simulateur intérieur sur vidéo, il en a vendu une centaine dans le monde. Il en reste deux ». M. Blais aimerait bien qu’il en garde au moins un pour ce projet.