Mathieu Lacombe exclu de la Coalition avenir Québec et du conseil des ministres
Mathieu Lacombe, à l'époque ministre de la Culture et des Communications du Québec, répond à l'opposition lors de la période des questions à l'Assemblée nationale du Québec, le mardi 12 mai 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot) Le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, a été exclu du conseil des ministres et de la Coalition avenir Québec (CAQ), vendredi, après avoir été aperçu à un rassemblement d’un parti adverse, lundi dernier.
L’ex-ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, s’est excusé d’avoir assisté à la soirée électorale victorieuse du Parti québécois, alors que son propre parti essuyait une défaite cuisante aux élections de lundi.
Le quotidien La Presse révélait jeudi soir que M. Lacombe s’était présenté au rassemblement péquiste, à Montréal, ce qui a amené son ancien parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), à le destituer en tant que membre, affirmant qu’il avait commis « un manquement grave à la constitution du parti ».
La première ministre sortante, Christine Fréchette, l’a aussi expulsé de son conseil des ministres, vendredi, arguant que cette décision de M. Lacombe « n’était pas compatible » avec les valeurs de la CAQ.
Le conseil des ministres de la CAQ demeure en place jusqu’à la nomination de nouveaux ministres. Le cabinet de Mme Fréchette a donc précisé qu’il trouverait un ou une successeure à M. Lacombe.
Dans une brève déclaration partagée sur les réseaux sociaux plus tard en matinée, l’ex-ministre a confirmé qu’il avait participé au rassemblement « afin de souligner la victoire de personnes que j’estime et avec qui j’ai tissé des liens au fil des années ». Il a toutefois reconnu qu’il n’aurait pas dû y être, considérant qu’il demeurait toujours ministre. « Je tiens à offrir mes excuses sincères à tous les militants, mes collègues et mes amis que cette décision a pu blesser ou décevoir », a-t-il conclu.
Au printemps dernier, Mathieu Lacombe avait affiché ouvertement ses convictions souverainistes lorsqu’il était au gouvernement. « Je pense qu’actuellement, la majorité des Québécois ne veulent pas de référendum, donc on serait dans le camp de ceux qui n’en veulent pas. Mais si d’aventure il devait y en avoir un, je pense que c’est clair que je serais dans le camp du Oui, comme certains de mes collègues aussi », avait-il déclaré.