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Une rétrospective des œuvres de Francois Faucher présentée à la Station des arts
(Photo: François Faucher) La Station des arts de Thetford Mines accueille, depuis le 27 février et jusqu’au 10 mai 2026, une exposition-rétrospective des 50 ans de carrière du peintre québécois et thetfordois, François Faucher. L’exposition intitulée Bientôt 50 ans propose de plonger dans un univers pictural où la couleur, le mouvement et la musique créent une expérience visuelle unique.
François Faucher a commencé à peindre à Thetford Mines, où il est né. Le peintre fait ses études en architecture. Il y a même ouvré pendant six ans. Mais il quitte le confort de sa profession pour se consacrer entièrement à son art. Sa conjointe, Lyne Thyvierge, fait aussi le sacrifice de sa carrière pour en embrasser une autre. « En 1989, j’ai laissé mon métier et j’ai demandé à mon épouse de laisser son métier de chercheure en biologie pour devenir mon agente. Elle a accepté ». Et depuis cette date, ils s’y investissent tous les deux à temps plein.
Ils ont encore en mémoire, leurs tous débuts. Ça n’a pas toujours été facile, « avec des hauts et des bas. Quand on est partis avec mon épouse, on n’a pas mangé une seule fois au restaurant pendant trois ans. Là, c’est tout à fait l’inverse ! ».
Aucun soutien des pouvoirs publics
Le compromis fonctionne. Ils se produisent dans huit pays, et sans jamais recevoir un cent des différents Conseils des arts du Canada et du Québec. « Chaque fois que j’ai fait des demandes, j’ai toujours été refusé. Au début je n’étais pas assez connu, ensuite j’étais trop connu ». Et ça déçoit évidemment M. Faucher.
Aucun financement, même après une première expo à New York, dans une galerie du quartier de Soho dans les années 1993. Une expo qui lui vaut de faire la couverture du Artspeak Magazine. « Ça a été la première reconnaissance du vibrationnisme ». Un terme qu’il n’a jamais voulu consacrer en appellation protégée. Mais, ça le chicote encore. « Je me pose encore des questions depuis 15 ans. Encore ce matin », nous explique M. Faucher qui partage sa vie entre Boucherville et Thetford. Lui qui a aussi été interviewé à TV5 Monde en 2016. Un moment où on a confirmé qu’il était le père du vibrationnisme. « C’est la plus belle reconnaissance que j’ai jamais eue », dit-il. L’Organisation de la musique en entreprise (OME) Versailles, France écrit à son propos que « l’OME est la première organisation à reconnaître le vibrationnisme de François Faucher comme étant un style dominant et devant marquer le 21e siècle, tout comme l’impressionnisme, le cubisme et l’expressionnisme ont pu marquer d’autres siècles », rien de moins.
Le vibrationnisme, une école, une technique
Le vibrationnisme est une technique qu’il a développée pendant qu’il peignait dans la nature par temps froid. Son pinceau, sa main tremblaient. Et en revenant chez lui le soir et en observant sa toile, il découvre cette vibration qu’il nomme, vibrationnisme. « C’est la déformation périphérique du sujet, plus l’ajout d’éléments détachés qui créent un effet de mouvement ». Qu’est-ce que ça lui prend pour créer? « Ça n’a jamais été les mêmes choses. Les peintres abstraits, les paysages… J’aime la musique. J’ai fait trois phases d’abstraction. La musique est le thème général de ma vie. J’ai pris la décision de toujours peindre en vibrationniste pour le reste de ma vie. Par contre, depuis deux ou trois ans, j’ai peint avec des fonds très clairs. Là je vais revenir à ce que je faisais. »
Le peintre François Faucher dit être à la recherche de l’imperfection. « Je m’en sers pour créer quelque chose ». François Faucher ne se force plus à peindre. Il fut un temps où il devait s’astreindre à une routine. Aujourd’hui, « à l’âge que j’ai, je peux peindre quand ça me tente. Bien souvent je m’aperçois que je peux lancer les lignes maitresses d’un tableau à la fin de la journée, le dessin, les premières couleurs ». Et le lendemain, il y revient.

Si François Faucher affirme pouvoir se permettre certaines largesses, reste qu’il a un agenda qui force la méthode. Pendant qu’il expose à Thetford, il cogite depuis le mois de janvier et jusqu’en mai, ses prochains voyages et expositions en France et en Italie. L’Europe où l’attendent une bonne centaine de ses œuvres. Certaines vont tourner comme lui, sur 4 000 km en 10 jours. M. Faucher et sa conjointe qui vont en profiter pour faire un saut bien personnel à la Biennale de Venise. Il prépare aussi, ses expos à la Galleria Centro Steccata de Parme et dans une autre à Sanremo en Italie. Puis, à Boucherville cet automne à la galerie Vincent d’Indy. Il revient ensuite de nouveau exposer à Thetford en janvier 2027 au Musée Minéro qui va accueillir ses plus grands formats.
Reconnu à l’international, François Faucher a présenté son travail lors de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, et ses œuvres figurent dans des collections privées, notamment celles d’Elton John, Halle Berry et de Billy Joel.
Il sera d’ailleurs possible de rencontrer le peintre ce vendredi, à la Station des arts de Thetford, lors d’une visite commentée de l’artiste, ce vendredi 20 mars dès 17 heures.