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Le directeur du TRAM André Gagnon, fébrile à l’aube de la 39e saison de production
La comédienne Brigitte Lafleur discutant avec André Gagnon, DG de TRAM. (Photo: Alain Faucher, Monthetford.com)
Ça y est, le chat est sorti du sac et la programmation de 68 spectacles de Diffusion TRAM a été dévoilée hier soir. Et le directeur général de cet organisme sans but lucratif, André Gagnon, souffle un peu plus. TRAM qui a lancé hier soir la programmation de la 39 saison de TRAM. La barre est haute pour la 40e, et la saison ne fait que commencer.
Comment se sent-on, M. Gagnon, à l’aube de la 39e saison de Diffusion TRAM, maintenant que tout est ficelé, que tout est dévoilé ?
« Disons qu’on est très fébrile. On sent un peu, comme quand on donne un cadeau à Noël, puis qu’on a hâte de voir l’émerveillement des gens qui vont le déballer, parce qu’on est convaincus qu’on va avoir une sacrée belle saison. D’après moi, la plus belle jusqu’à maintenant. C’est notre 39e, mais ça a toutes les allures d’une 40e. Mais c’est un bon défi qu’on se lance à nous-mêmes pour continuer de faire mieux. On essaie de faire mieux que les années précédentes, puis on se donne le défi de faire encore mieux l’année prochaine pour le 40e. »
Quels défis cela représente que de réussir à attirer tant d’artistes dans la région ?
« C’est sûr que ça présente quand même certains défis. Il y en a qui ont, on ne dira pas plus de réticences, mais il faut quand même les convaincre qu’ils ne vont pas n’importe où, qu’on est sérieux. Et puis, je pense que l’historique de nos trente-neuf dernières années a servi à cela. Ils savent qu’on a une belle salle, qu’on a une bonne équipe, qu’on est bien reçus, qu’on a un bon public, puis que souvent, on arrive à remplir quand même bien nos salles. Donc, ça, ça se discute dans le milieu. Puis je pense que les agents (d’artistes) nous apprécient. La seule limite qu’on va s’imposer, c’est peut-être les budgets. Très honnêtement, on est très heureux de la réceptivité de la communauté artistique. »
La feuille de route de TRAM parle d’elle-même ?
« On voit qu’on n’est pas amateur. Puis je pense qu’avec ce qu’on affiche comme programmation, on le démontre. Cette image-là va au-delà de la ville, de la MRC. On est pris au sérieux au même titre qu’une salle Albert-Rousseau, un centre culturel ou que les grosses salles de Québec, Sherbrooke ou autres. »
M. Gagnon, qui s’est offert aussi quelques cadeaux. Lequel lui fait le plus plaisir ?

« Ah bien, moi, c’est sûr que ça dépend toujours. Si j’y vais avec mes goûts personnels, c’est sûr et certain que Vulgaire Machin, c’est pas mal dans mes préférés, parce que j’ai une tendance plus rock-punk. Mais au-delà de ça, il y a vraiment une foule de grands noms, et dans tous les secteurs, que ce soit en humour, en musique, au théâtre même. Mais d’aller chercher de gros noms qu’on a eu des succès des dernières années, comme Éric Lapointe, Matt Lang, Sallebarbe et tout ça, je pense que c’est un défi d’avoir réalisé tout ça dans la même année. »
Le directeur de Diffusion TRAM, André Gagnon, a déployé des efforts particuliers, pour dit-il rajeunir la programmation 2026-27.
« Je suis très content de ça aussi. On est bien contents, c’est sûr, d’avoir Simon Leblanc, d’avoir le retour de Jean-Michel Anctil. Jean-Michel Anctil, qui avait arrêté depuis, je dirais, dix ans. Louis-Joseph Houde, qui revient à l’humour également, qui vient nous rendre visite. Donc ça, c’est des beaux succès pour nous. Au niveau théâtre, je dirais principalement, mon coup de cœur à moi, ça va être le Duplex. J’ai un parti pris parce que j’adore beaucoup le duo, la chimie qu’il y a entre François Massicotte et Sylvain Marcel qu’on avait pu voir dans le 450 Chemin du Golf. Donc c’est sûr que ça vient chercher d’anciens souvenirs pour moi. »
M. Gagnon qui monte cette vaste programmation avec le soutien d’une petite équipe, constitué de son CA, d’un comité de 4-5 personnes. Difficile à imaginer quand on sait tout ce que ça implique que de monter un seul spectacle. Là, il y en a 68 ! Oui, un défi, mais surtout une belle réussite.
« Le CA qui m’aide beaucoup, on rediscute de certaines options. On fait des choix peut-être entre deux artistes du même genre où on essaie de revoir un peu les quantités », de conclure le directeur général de TRAM, André Gagnon.