TGV : Fréchette accuse le PQ de tourner le dos à la Capitale-Nationale

La Presse Canadienne | 12 juin 2026 | 09:10
La première ministre Christine Fréchette à la période des questions du 9 juin 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot)

Le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon « tourne le dos » à la Capitale-Nationale en rejetant le projet de train à grande vitesse (TGV) du fédéral, accuse Christine Fréchette.

La première ministre prononçait un discours devant des gens d’affaires de Québec jeudi soir à l’occasion d’un événement organisé par leur chambre de commerce. Elle a souligné que, contrairement au PQ, son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), appuyait le projet. « On va avancer aussi avec le TGV », a-t-elle lancé sous les applaudissements.

« C’est un projet à grand déploiement qui est hyper structurant, qui génère des retombées majeures pour la Capitale-Nationale, pour le Québec, en plus qui est financé par le fédéral. « Ça va générer des retombées en matière économique, en matière de fluidité, d’environnement, de mobilité. Que demander de plus ! Il faut que ce soit fait, bien sûr, de sorte qu’il puisse y avoir l’acceptabilité sociale qui est requise, mais c’est majeur pour la Capitale-Nationale, et c’est important qu’on aille de l’avant. Comptez sur nous pour aller de l’avant ! » a-t-elle renchéri devant le parterre de gens d’affaires qui multipliait les « Bravos ! ».

« Pour moi, la position du PQ sur cette question-là, c’est de tourner le dos à la Capitale-Nationale, c’est de laisser tomber la Capitale-Nationale », a conclu la première ministre.

Le projet de TGV, piloté par la société d’État Alto, doit relier Toronto à Québec, avec plusieurs arrêts dans des villes ontariennes et québécoises. La construction du premier segment, entre Montréal et Ottawa, doit commencer en 2029 ou 2030. À l’heure actuelle, Alto évalue que le projet coûtera entre 60 et 90 milliards $.

Or, selon M. St-Pierre Plamondon, la priorité devrait être donnée à l’entretien des infrastructures vétustes plutôt qu’à un TGV. En début de semaine, il a annoncé que s’il formait le prochain gouvernement, il retirerait le Québec du projet, ce qui lui a valu d’être critiqué de toutes parts.

À deux mois du déclenchement de la campagne électorale, Mme Fréchette a également réitéré à Québec jeudi sa volonté d’améliorer la tête des ponts et de bâtir un troisième lien entre Québec et Lévis. Elle a reconnu que le gouvernement de la CAQ avait mal mené ces dossiers. « Le “avance-recule”, c’est terminé. Maintenant, on va juste avancer », a-t-elle lancé.

« Le gouvernement Legault-Fréchette a un bilan famélique dans la Capitale-Nationale. Christine Fréchette elle-même l’admet en parlant de “l’avance-recule” », a réagi le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis. « Elle n’a donc aucune leçon à donner sur la bonne manière de soutenir les aspirations de Québec », a-t-il ajouté.