Bleuets sauvages ou cultivés ?

Carolane Beauregard | 30 juillet 2026 | 13:06
Le bleuet sauvage est connu comme étant le « le roi des antioxydants » et 97 % des répondants sont en accord avec le fait que les bleuets sauvages ont un effet positif sur la santé. (Photo : Producteurs de bleuets sauvages du Québec)

Saviez-vous qu’il existe deux types de bleuets ? En ce début de la saison des bleuets sauvages du Québec, les Producteurs de bleuets sauvages du Québec révèlent que près de 70 % des Québécois connaissent peu ou pas la différence entre le bleuet sauvage et le bleuet en corymbe. Plus encore, 42 % des répondants ignorent qu’il existe deux types de bleuets !

Le bleuet sauvage se distingue par sa petite taille et son goût plus intense. Cette saveur s’explique par sa plus faible teneur en eau, il pousse naturellement sur des plants déjà présents au sol qui sont par la suite entretenus et aménagés par les producteurs.

Ce petit fruit se démarque également par sa couleur bleue plus vif due à une teneur plus élevée en anthocyanes ; des pigments naturels qui ont des propriétés bénéfiques pour la santé, notamment la protection contre des maladies cardiovasculaires, du cancer et de l’obésité. C’est également ce pigment qui colore la peau ou la langue après avoir savouré le bleuet sauvage.

« La saison de récolte constitue une occasion privilégiée de mieux faire connaître notre industrie et le caractère unique du bleuet sauvage du Québec », explique Laurie Godin, directrice générale des Producteurs de bleuets sauvages du Québec.

Les bleuets cultivés ou en corymbe sont plus gros, ils sont connus sous le nom de bleuet géant. Celui-ci est plus juteux et facile à cueillir que son confrère sauvage. Le fruit est cultivé dans des bleuetières spécialisées qui permettent une production stable et régulière.

Selon le site Aliments du Québec, on peut facilement les distinguer, surtout en autocueillette : les plants de bleuets en corymbe sont des arbustes de 1,5 à 2 mètres de hauteur, tandis que les bleuets sauvages se développement sur de petits plants près du sol, formant de vastes tapis naturels. « Avec notre campagne Sauvage intensément bleuet, nous invitons les Québécois à faire le choix de leur savoir-faire, à soutenir la vitalité de nos régions et à célébrer ensemble une véritable fierté collective », ajoute la directrice générale.

Bien que ces deux bleuets se ressemblent et qu’ils se cuisinent de la même façon, le résultat final ne sera pas le même. Plus petit et concentré en saveur, le bleuet sauvage est le choix idéal pour des muffins, des tartes ou encore des confitures où une saveur plus intense est recherchée.

Pour les salades de fruits, les yogourts ou encore la consommation fraîche, le bleuet géant est à priorisé dû à son goût plus doux.