Nouvelle opération de vaccination des ratons laveurs notamment au Centre-du-Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 3 août 2026 | 13:13
(Photo: Depositphotos)

Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs procède à une nouvelle opération de distribution d’appâts vaccinaux jusqu’au 13 septembre.

Les régions concernées incluent 111 municipalités du Centre-du-Québec (12), la Montérégie (97), l’Estrie (2) et Montréal, représentant un territoire de 5 500 km2, notamment dans les zones boisées, sur les berges des cours d’eau, en bordure des champs agricoles, des bâtiments abandonnés et des poubelles.

Cette intervention vise à poursuivre les efforts déployés pour immuniser les ratons laveurs, les mouffettes et les renards, particulièrement les jeunes de l’année, contre la rage. À cette période de la saison, les jeunes ratons laveurs composent plus de 45 % de la population et ils sont assez grands pour croquer l’un des 815 000 appâts afin de s’inoculer.

Le médicament ressemble à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki, et il dégage une odeur sucrée attirante pour les espèces concernées. En raison de sa couleur, il se confond avec l’environnement et il est difficile à repérer pour l’humain.

Une intervention d’épandage d’appâts vaccinaux par largage aérien aura lieu en septembre. Son enveloppe est conçue pour résister aux intempéries et à l’impact de la chute. Depuis avril 2026, plus de 246 000 appâts vaccinaux ont été distribués. En outre, plus de 3 800 animaux ont été vaccinés lors des opérations de type « capturer-vacciner-relâcher ».

La rage peut être évitée en adoptant des comportements sécuritaires

Les personnes qui ont été mordues ou griffées par un animal et celles qui ont été en contact avec sa salive doivent nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, puis communiquer rapidement avec Info-Santé 811 afin d’obtenir le suivi médical adéquat. S’il s’agit d’un animal domestique, il est important de noter les coordonnées de son propriétaire pour que celui-ci fasse évaluer le risque qu’il soit porteur de la rage.

Finalement, il est recommandé de maintenir la vaccination à jour et de déterminer le risque qu’ils aient été infectés s’ils ont été en contact avec un animal sauvage ou s’ils présentent des signes suspects de rage.