Renaud Labrecque du PCQ veut créer un registre des administrateurs publics inaptes à exercer leur profession

Boris Chassagne | 15 septembre 2026 | 12:50
Renaud Labrecque du PCQ. (Photo: courtoisie)

Le candidat du Parti conservateur dans Lotbinière-Frontenac, Renaud Labrecque, propose d’inscrire sur une liste noire des administrateurs de la fonction publique inaptes à exercer leur profession.

M. Labrecque qui propose de constituer RADIER, le Registre des Administrateurs Déclarés Inaptes à Exercer avec les Ressources publiques, inspiré du principe du Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA).

M. Labrecque qui s’insurge contre les dépenses excessives du gouvernement de Christine Fréchette, qui vient d’approuver un projet en santé, dont les coûts estimés passeraient de 96 M$, à près d’un milliard de dollars. M. Labrecque fait référence au projet SIFA de Santé Québec, un système informatique qui vise à remplacer de vieux logiciels de gestion financière et d’achats et dont les coûts ont explosé. « Dans une telle situation, on demanderait immédiatement les chiffres, les factures et des explications. Qui a produit l’estimation ? Qui a autorisé les dépenses ? Qui surveillait le projet ? Depuis quand savait-on que les coûts explosaient ? Et surtout, qui est responsable ? », de dire, M. Labrecque.

« Je ne veux plus de commissions d’enquête qui coûtent des millions de dollars et qui, au bout du compte, ne mènent à rien parce que personne n’est réellement imputable ou sanctionné. Trop souvent, le gouvernement ne fait que changer les responsables de chaise. Lorsqu’il y a des manquements graves, ça prend de véritables conséquences », ajoute-t-il en constatant que la facture du SIFA a gonflé de 940 %.

RADIER serait un mécanisme indépendant permettant, « selon des critères précis et une procédure impartiale, de déclarer temporairement ou définitivement une personne inhabile à exercer certaines fonctions comportant l’administration de fonds publics lorsqu’une faute grave, une négligence grave ou une incompétence grave est démontrée. Le mécanisme pourrait notamment viser des élus, des fonctionnaires, des sous-ministres ainsi que des gestionnaires publics », précise M. Labrecque.

« L’argent public n’est pas un cadeau. C’est l’argent des contribuables. L’administrer est un devoir, et ceux qui en ont la responsabilité ne devraient jamais bénéficier d’un niveau d’imputabilité inférieur à celui qu’on exige des citoyens et des entrepreneurs », conclut Renaud Labrecque.