L’inflation a augmenté légèrement pour s’établir à 3,1 % en septembre au Canada
Une pompe à essence dans une station-service de Toronto le mercredi 2 septembre 2026. (Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Keito Newman) L’inflation a augmenté de 3,1 % d’une année à l’autre en septembre au Canada, après avoir progressé de 3,0 % en août, alors que la guerre au Moyen-Orient a continué de faire grimper les prix de l’essence.
Statistique Canada a précisé lundi que cette accélération s’explique principalement par une flambée de 27,8 % des prix de l’essence en septembre par rapport au même mois l’an dernier, et ce, malgré le passage au mélange d’essence d’hiver moins coûteux.
Sans l’essence, les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % d’une année à l’autre en septembre, comparativement à 2,4 % en août. Au Québec, l’inflation est demeurée stable à 3,1 % le mois dernier.
Les prix du mazout et des autres combustibles ont bondi de 57,8 % en septembre, ce qui a durement touché les consommateurs du Canada atlantique, où de nombreux foyers sont chauffés au mazout.
Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 1,7 % le mois dernier, ce qui représente la plus faible hausse annuelle depuis mai 2024. En août, ils avaient crû de 2,8 %.
Le ralentissement entre août et septembre s’explique notamment par une baisse de 2,9 % des prix des légumes frais. Ceux du sucre et des confiseries ont reculé de 2,7 %.
Les prix du bœuf, quant à eux, ont augmenté à un rythme plus lent en septembre, avec une hausse de 8,7 % contre 11 % en août. Malgré tout, Statistique Canada a rappelé que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 33 % depuis septembre 2020.
Les prix du logement ont augmenté de 1,8 % en septembre, contre 1,5 % en août. Outre la flambée des prix de l’énergie, une hausse de 4,9 % de l’assurance hypothécaire et une augmentation de 1,2 % des coûts d’entretien et de réparation des logements ont contribué à l’accélération de l’inflation en septembre.
Le rapport publié lundi par Statistique Canada contient les dernières données sur les prix que la Banque du Canada pourra consulter avant sa prochaine décision sur les taux d’intérêt, le 28 octobre.
La banque centrale a fait savoir qu’elle ne tiendra pas compte des premiers effets inflationnistes liés à la guerre au Moyen-Orient, mais elle s’est dite prête à relever son taux directeur si des signes indiquent que l’inflation se propage.