Roxanne Bédard va traverser à la nage le Grand lac Saint-François ce samedi
(Photo: Facebook du Projet Ricochet) C’est confirmé, la jeune Roxanne Bédard va traverser à la nage les 24 km du Grand lac Saint-François ce samedi. Elle est animée par une levée de fonds au profit de la Fondation Monique Fitz-Back qui milite en faveur de la protection de l’environnement.

Roxanne est préoccupée par l’état de l’environnement et souhaite sensibiliser sa génération et toutes les autres, à l’urgence d’agir. Et elle prend la cause à bras le corps depuis 2025. Roxanne qui étudie à la Polyvalente de Thetford Mines, et qui souhaite devenir diplomate au terme de ses études en relations internationales, trouve à la Fondation Monique Fitz-Back, une organisation et des jeunes, qui ont la même préoccupation qu’elle et qui veulent agir tout de suite en faveur de l’environnement. « La Fondation, c’est vraiment un pilier au Québec. Elle fait beaucoup dans les écoles pour des projets environnementaux. Elle crée des programmes pour les jeunes, pour la sensibilisation. »
Résidente de Saint-Joseph-de-Coleraine, Roxanne Bédard est comme ses parents et sa sœur, une athlète. « Ce sont des sportifs. Ma mère, elle adore courir. La natation, je suis la seule de ma famille qui en fait. Mon père, lui, adore faire du vélo de montagne, des sports nautiques, comme de la planche à voile. Ma sœur, elle court beaucoup, donc on est vraiment une famille de sportifs. »
Un plan d’entraînement rigoureux et des convictions à revendre
Roxanne s’entraîne depuis l’an dernier en vue du défi nautique qu’elle s’impose au nom de l’environnement. Elle l’a baptisé, le Projet Ricochet. « L’été, je fais mes entraînements dans le grand lac de Saint-François, vu que j’habite sur la rive. L’hiver, c’est plus compliqué, il faut que je sois en piscine. C’est différent, mais j’ai réussi à faire neuf entraînements par semaine, avec mon club de natation local, les Exquinox, puis avec le club de natation du Cégep de Thetford, pour avoir le plus de temps en piscine possible dans ma semaine. »

Roxanne qui nage avec Les Equinox de Thetford Mines depuis sept ans… elle en a 15. « Quand je suis en piscine, c’est deux heures maximum, parce que je n’ai pas plus de temps en piscine que ça, mais quand je suis en lac, ça peut aller jusqu’à six ou huit heures », nous dit Roxanne Bédard. On a peine à l’imaginer. — Tu es capable de faire ça comme ça d’un trait? « Je prends des petites pauses pour prendre des collations, pour m’hydrater, mais en continu. »
Et quand elle prend le large, ses parents la suivent, l’encouragent, la guide. « Mes parents sont là tout au long de mes entraînements en paddleboard ». Et pour ça aussi il faut de l’endurance. C’est un sport de famille. On comprend qu’ils ont la forme. « J’ai un plan d’entraînement avec les distances à atteindre pour chaque journée. Admettons, si je pars pour 4 km, c’est sûr que ça ne va pas me prendre 5-6h, ça va me prendre environ 1 h 30. Mais quand je pars pour des longues distances, comme samedi passé, j’ai fait 18 km, ça m’a pris 7 h 30.
À ce rythme de croisière, Roxanne Bédard est sûre de pouvoir relever le défi ce samedi, et de trouver quelque part, son second souffle. Mais elle sait que ce sera difficile. Lors de ce 18 km, « j’ai souffert, c’est clair, mais je compte y arriver au final, c’est sûr. »
Une communauté autour d’elle

Et ce samedi 1er août, sur l’eau elle ne sera pas seule. Plusieurs seront là pour l’encourager. Elle a même invité des nageurs à l’accompagner durant le trajet, à faire avec elle, un petit bout de chemin. Mais sa garde rapprochée sera aussi présente, bien évidemment. « Il va y avoir mon père en chaloupe électrique. Et ma mère en paddleboard. Aussi, il va y avoir un kayakiste qui s’appelle Éric Robitaille. Il va me suivre tout au long de ma traversée aussi. Et il va y avoir un bateau de patrouille avec un moteur électrique aussi qui va me suivre. C’est un homme de la marina près de chez moi, André Bédard, qui va m’aider dans ce cas-là.
Il ne reste que la météo maintenant, Roxanne Bédard ne reculera pas. Sa campagne de levée de fonds s’envole. Son objectif est atteint, on lui a récemment fait un don de 1 000 $. Elle en veut dix. C’est fait. Il reste qu’à le dépasser maintenant.
Si la météo n’est pas favorable le samedi 1er août, genre orages, vent et pluie, elle décidera si elle devance son épreuve d’une journée ou si elle la reporte au lendemain. Tout semble être sur les rails. Elle partira du terrain communautaire du Grand lac Saint-François à Saint-Joseph-de-Coleraine pour arriver dans un resto de Saint-Romain.
As-tu déjà une idée de ce que tu veux faire après? Au cégep, j’aimerais ça faire science humaine, science de la nature pour éventuellement aller en diplomatie. En diplomatie? Oui. Wow.