Laflamme Aéro teste ses systèmes dans l’Arctique

Boris Chassagne | 21 juillet 2026 | 11:22
(Photo: courtoisie de Laflamme Aéro)

L’entreprise Laflamme Aéro a été sélectionnée pour participer au projet NEXUS UxS piloté par Espace Aéro. Ce projet visa à accélérer le développement et l’expérimentation de systèmes autonomes sans équipage pour les secteurs de la défense et de la sécurité.

Nexus, est en fait un carrefour sécurisé de l’innovation pour la défense consacré aux systèmes sans pilote, parrainé par le Commandement des forces interarmées du Canada. Le centre a pour mission de faire progresser les capacités des systèmes sans équipages. Cette initiative collaborative coordonnée par Espace Aéro « réunit 30 partenaires afin de créer à Mirabel ce centre sécurisé d’innovation dédié au développement, à l’essai et à l’intégration de systèmes autonomes et sans pilote de nouvelle génération destinés aux applications de défense et de sécurité », précise Espace Aéro.

Laflamme Aéro est une entreprise familiale co-fondée par David et Enrick Laflamme, qui ont tous deux grandi dans un monde où les hélicoptères occupent une place très importante, grâce à leur père Réjean Laflamme qui y œuvre depuis les années 1980. Laflamme Aéro est passée officiellement de la recherche à la fabrication en 2024. En pleine croissance manufacturière, Laflamme Aéro est encore à compléter ses équipes d’assembleurs, d’ingénieurs et de pilotes de drones.

Dans le cadre de ce projet, Laflamme Aéro compte adapter les systèmes de son LX300 télépiloté, afin de valider différents scénarios opérationnels, notamment pour des opérations en Arctique. Mais pas seulement. Leur hélicoptère est destiné à des applications civiles et de défense, telles que la surveillance maritime, la cueillette de renseignements, la surveillance et la reconnaissance, le repérage et l’identification de menaces, la surveillance de frontières, la recherche et sauvetage, de même que pour la surveillance des glaces et le recensement des navires.

« Nous sommes très heureux de constater cette volonté de miser sur le développement de technologies autonomes canadiennes pour répondre à nos besoins nationaux en matière de sécurité et de défense. Nous avons un vaste pays, ce qui entraîne inévitablement de grands défis. En tant que Canadiens et Canadiennes, nous sommes les mieux placés pour comprendre cette réalité. Il est tout à notre avantage d’investir et de développer nos propres solutions technologiques souveraines afin d’assurer la sécurité de notre territoire », explique David Laflamme, chef de la direction chez Laflamme Aéro.

Cet hélicoptère télépiloté fait près de trois mètres de longueur, le diamètre de ses rotors est de quatre mètres et il peut porter une charge utile de 180 kilos. L’engin peut aussi servir à faire du transport spécialisé, aider en matière de reconnaissance des feux de forêt, et mener des activités cartographiques.