Les parents font la chasse aux aubaines bien avant la rentrée

La Presse Canadienne | 27 juillet 2026 | 11:21
Une sélection de cartables exposés dans un magasin Target à Uniontown, en Pennsylvanie, le lundi 11 août 2025. (Photo AP/Gene J. Puskar)

L’heure de la rentrée n’a pas encore sonné, mais cela n’empêche pas de nombreux parents d’avoir déjà commencé la chasse aux aubaines pour les achats de fournitures scolaires, selon un sondage publié lundi. Des parents n’ont pas attendu d’être rentrés de la plage ou du camping pour mettre la main sur les fournitures nécessaires pour la prochaine année scolaire de leur enfant.

En effet, d’après un coup de sonde réalisé par Caddle et le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), 61 % des parents avaient déjà commencé leurs achats ou prévoyaient de le faire sous peu lorsqu’interrogés en avril dernier. « On constate aussi que les parents commencent de plus en plus tôt », a souligné en entrevue Francis Mailly, vice-président Affaires publiques pour le Québec au CCCD. « C’est vraiment une tendance qui se confirme, même avant la fin de l’année scolaire précédente, fin mai, début juin, c’est le quart des parents qui commencent déjà à faire leurs achats », a-t-il précisé.

D’après lui, plusieurs facteurs expliquent le fait que les parents ne traînent pas, que ce soit pour trouver des affaires plus nichées ou encore en raison de leur enthousiasme de magasiner pour la rentrée de leurs enfants, notamment ceux qui vivent une première rentrée. « Mais aussi, une des raisons qui est quand même présente, c’est que plus on commence tôt, plus on a de possibilités de profiter des rabais », a souligné M. Mailly.

Le prix reste au cœur des décisions des parents, notamment en raison de l’inflation. Ils sont d’ailleurs 91 % des sondés à juger que les articles scolaires sont devenus plus chers. Ainsi, 85 % des parents ont confié qu’ils cherchaient activement les aubaines. Ils sont aussi 47 % à avoir indiqué que la recherche de bons prix est la principale difficulté rencontrée lors de leur magasinage. « Dans le cas du retour à l’école, c’est sûr que l’on ne s’en sort pas parce qu’on est conscients que c’est une grande dépense pour des parents », a mentionné M. Mailly.

Pour les détaillants canadiens, les achats de la rentrée représentent près de 4,5 milliards $ de ventes substantielles, selon le CCCD, qui estime que les dépenses moyennes oscillent entre 600 $ et 750 $ par enfant, si on inclut les appareils électroniques. Afin de faire les meilleures affaires, les parents sont aussi plusieurs à prévoir deux ou trois séances de magasinage, plutôt que de tout régler en un passage. « Je crois qu’il y a un espoir d’être plus efficace en allant à un seul endroit, sauf que la réalité technique, mais aussi économique fait en sorte que les parents sont appelés à aller dans plusieurs magasins », a ajouté M. Mailly.

La rentrée n’échappe pas à l’IA

Sans grande surprise, l’intelligence artificielle fait désormais partie des outils utilisés pour bien planifier la rentrée. Ce sont notamment 23 % des parents interrogés qui ont mentionné l’avoir déjà utilisée pour établir une liste de courses, trouver les meilleurs prix, comparer les produits ou encore obtenir des recommandations. Ils sont également 21 % à avoir fait savoir qu’ils seraient prêts à utiliser l’intelligence artificielle à cette fin. « C’est un outil qui est appelé à croître, qui rentre dans la vie de tous les jours, et c’est un outil aussi qui peut aider à la recherche, mais aussi potentiellement à économiser », a avancé M. Mailly.

Le coup de sonde a été réalisé à la fin d’avril 2026 à l’aide de la plateforme mobile et du panel en ligne de Caddle auprès de 1398 Canadiens qui ont des enfants de la maternelle à la première année du cégep.

Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, un organisme sectoriel qui promeut les normes en matière de sondages, précise qu’il n’est pas possible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne, car ils ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.